Hate List, de Jennifer Brown.

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Hate ListAuteur : Jennifer Brown
Editions : Albin Michel (Wiz) + Le livre de Poche
Nombre de pages : 399
Prix : 15.20€ (ou 6.90€ pour la version poche)
Date de sortie : Février 2012
Genre : Drame, Jeunesse
Ma note★★★★★

test3 résumé« C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ? »

C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils ont écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

test2 avisOn suit l’histoire de Valérie, dite Val, petite amie du défunt Nick qui s’est suicidé après avoir fusillé plusieurs de ses camarades scolaire, inscrits sur la « liste de la haine« . Cette liste, c’est Val qui en a eu l’idée, pour mettre tout ce et toutes les personnes qui l’énervent. Nick l’a suivit dans ce petit jeu, mais elle ne s’est pas rendue compte que pour lui, tout était réel. Trop réel. Elle l’apprend à ses dépends quand il tue et blesse plusieurs des personnes de cette liste à l’arme à feu, un matin en arrivant au lycée, et se suicide après l’avoir blessée, elle, Val, qui s’est interposée entre lui et l’une de ses prochaines victimes. Il lui faut donc guérir. Physiquement, malgré sa blessure de balle, elle se remet vite. Mais, psychologiquement, c’est une autre affaire : on l’interroge, on la regarde de travers, on la juge coupable. Lorsqu’elle doit remettre les pieds dans son lycée, c’est donc l’Enfer : le drame du 2 mai est encore frais dans tous les esprits.

On se retrouve plongés dans les pensées de Val, au fil d’un récit à la première personne et d’un vocabulaire simple, presque parlé. Comme si elle nous racontait son histoire, face à face, droit dans les yeux, ce qui m’a tout de suite happée dans l’histoire. Pour dire, j’ouvrais le bouquin dés que j’avais ne serait-ce que dix minutes ! Dans le bus, en cours, pendant les intercours, en récréation… Partout ! L’histoire est tellement prenante, et j’ai été énormément touchée par ce roman, versant même une petite larme à la fin. On entend parler de nombreuses fusillades, notamment aux Etats-Unis, où ce n’est pas rare, faute au port d’arme autorisé sûrement. C’est un sujet sensible, et difficile : on peut l’exploiter, mais il faut savoir y faire. Et, à mes yeux, Jennifer Brown a su relever le défi avec brio. Elle nous offre toute une palette de personnages que j’ai trouvés plus ou moins attachants -Nick en tête de liste- et on voit peu à peu l’évolution de Val, qui passe de « victime qui veut juste qu’on lui fiche la paix » à « jeune fille déterminée à retrouver une ville un tant soit peu normale ».

Quelque chose qui m’a aussi beaucoup plu, c’est la « division » du roman. Il y a trois parties distinctes : le présent, les flash back -qui nous permettent d’en apprendre un peu plus sur Nick, et sur comment Val a pu ne rien prédire de ce qui allait se passer- et les extraits des articles de presse au sujet du drame. On s’y retrouve plutôt bien, parfois même des éléments du passé se mêlent directement au présent -quand une parole, un objet ou une personne lui rappelle Nick, bien souvent- mais je trouve qu’ils sont bien délimités, si l’on peut dire.

S’il y a une chose que je devrais reprocher au roman, c’est la fin trop… trop trop ? Trop pas assez ? Je trouve ça un peu terminé à la va-vite. Certes, c’est beau ce qu’elle fait, mais je trouve le retournement de situation trop énorme, quelque part. Et puis, la fin, fin, fin, c’est une fin ouverte, qui me frustre quelque peu mais me plaît en même temps : plusieurs questions se soulèvent lorsqu’on ferme le livre, et on aimerait avoir des réponses, mais elles ne nous sont pas données. Libre à nous de les imaginer, alors.

Il n’empêche que, fin ouverte ou pas, ce roman reste un presque presque coup de cœur que je ne regrette pas d’avoir emprunté au CDI !

test4 extrait« D’une certaine façon il avait raison : à un moment ou à un autre, chacun était gagnant. Mais ce qu’il n’avait pas compris, c’est que l’inverse était aussi vrai : à un moment ou à un autre, chacun était perdant. L’un et l’autre étaient forcément liés. »

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