Bienvenu dans le monde réel ; Frédéric Marcou

Fiche d’identité ;

Auteur ; Frédéric Marchou
Editeur ; Autoédition
Parution ; 4 mai 2012
Nombre de pages ; 90 pages
Genre ; témoignage, humour, poésie
Prix ; 1,49€ sur Amazon
Synopsis ;
Le professeur fred est un homme clairvoyant,
ses inventions sont nées de son imagination fertile
et de son refus d’accepter la réalité telle quelle.

Mon avis ;

« C’était ça pour moi être adulte, ne plus penser aux autres. »

Je tiens à remercier l’auteur pour m’avoir permis de lire son oeuvre, de laquelle je n’attendais pas grand chose — je dois l’admettre ; il faut avouer que le synopsis ne dit trop rien de ce dont il retourne, et qu’il s’agissait donc d’un véritable plongeon les yeux fermés dans l’inconnu — et qui aura finalement été une lecture très courte, mais aussi très agréable.

Les premières pages sont assez surprenantes, amusantes : une petite collection d’inventions tout droit sorties de l’imaginaire de l’auteur. Certaines complètement loufoques, et d’autres que l’on aimerait bien posséder — je songe notamment à la machine à faire dire la vérité à nos chers hommes politiques : je dis oui. Enfin, comme l’auteur le dit si bien, si une telle machine existait, nous n’en serions pas là ! Mais avouez : incapables de mentir, les hautes personnalités de notre monde seraient bien embêtées, pour notre plus grand bonheur, j’imagine !

Du reste, l’on passe des inventions au récit de vie : quelques nouvelles très courtes, souvent pas plus d’une page et demie tout au plus, en prose vive ou en vers libres, quelques lignes au travers desquelles l’auteur nous raconte un peu de lui, de son histoire, de ce qu’il est, ce qu’il a vécu, traversé. Un pervers narcissique pour père, une psychologue pour soutien attentif, Frédéric Marcou pose des mots sur les événements qui l’ont marqué, les émotions secoué. J’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de sincèrement touchant dans l’acte de s’ouvrir sur le papier : en tant qu’écrivaine en devenir ( et qui espère aussi devenir écrivaine, pour citer notre homme), je ne peux qu’admirer l’audace et le courage. Il faut une certaine force, je trouve, pour se coucher à nu au lecteur sur les pages d’un livre.

J’ai été particulièrement touchée par la Lettre au fils que je n’aurai jamais. Les mots sonnaient bien plus juste encore que tout le reste : c’était beau, doux-amer, un peu piquant. Il y avait comme une tendresse, comme un regret… Il aura suffit de quelques lignes ici pour m’émouvoir, et c’est ce genre d’émotions précisément que j’aime éprouver lorsque je lis — ce genre qui trahit l’authenticité des mots par son écho dans l’âme du lecteur. Il n’y a pas de plus belle réception que l’émotion au vif : chapeau bas.

On peut, j’imagine, se retrouver quelquefois, et surtout si l’on est sceptique — ce qui n’est heureusement pas mon cas — à douter à la véracité de tous les faits ; j’imagine qu’il s’agit d’une interprétation plausible, et qui ouvre tout un autre pan d’horizon sur le récit de l’auteur. Quoiqu’il en soit, sceptique ou non, et quand bien même ce n’est pas un coup de coeur, c’est un récit qui ne coûte ni beaucoup d’argent ni beaucoup de temps, et qui vaut le détour…

Top & flops ;
c’est top ; une plume simple mais touchante, une note d’humour sympathique, un récit authentique et quelques passages émouvants, mais ça flop ; quand même l’impression de rester en surface, mais je ne me permettrai pas de reprocher à un auteur de ne pas donner assez de lui, puisque c’est un acte immense de courage que de s’ouvrir ne serait-ce qu’un peu…
★★★★ ; à lire !

 

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