Chroniques express #1

Chroniques Express ;

Il m’arrive régulièrement de lire quelque roman et, au moment de rédiger la chronique, de me rendre compte que je n’ai finalement pas grand chose à en dire. Soit parce qu’il m’a laissé de marbre, soit parce que le roman est court et qu’un avis long comme ceux que j’ai pris l’habitude de faire desservirait l’oeuvre et son contenu. C’est pour cette raison que j’ai choisi d’instaurer un nouveau rendez-vous, qui ne sera sans doute pas régulier puisqu’il dépendra essentiellement du hasard de mes lectures. Quoiqu’il en soit, voici sans plus tard la première édition de ces chroniques express !

Un papillon dans la peau ; Virginie Lou

Une amitié soudaine et bouleversante entre deux adolescents, Omar et Alexandre ; leur cavale éperdue pour échapper à un père brutal et autoritaire ; les premières déceptions, la douleur de la perte, la torture de l’absence…

Omar raconte le destin d’Alexandre, un destin à la Rimbaud, fulgurant, imprévisible. Car la cavale a une fin, et Alexandre disparaît, peut-être pour toujours. Que reste-t-il à Omar ? Des souvenirs, des images, des questions…

138 pages ; Editions Gallimard (Scripto) ; 2002 ; Contemporain
Mon avis ; j’ai emprunté ce roman à la médiathèque sans en avoir jamais entendu parler, simplement attirée par son titre comme un papillon par la lumière — et je n’ai même pas honte de ce jeu de mots. Je ne savais pas à quoi m’attendre en me plongeant dans ce récit, mais je savais d’avance que, jusqu’ici, les parutions de la collection Scripto ne m’avaient jamais déçue. Ici non plus, pas de déception ; pas un coup de cœur non plus, mais un bon moment chargé d’émotions. Récit épistolaire rédigé du bout de la bien jolie plume de l’autrice, personnages tout en teintes de gris qui m’ont beaucoup touchée. Lu d’une traite, j’en ai été bouleversée — les pages débordent d’une tendresse infinie et d’une douleur déchirante ; j’aurais cru lire un témoignage plus qu’une fiction en parcourant les lignes. La fin, cependant, risque de déplaire à beaucoup, parce qu’elle est très ouverte, que bien des réponses aux questions qu’on se pose sont floues et libres d’interprétation. Pour ma part, ça ne m’a pas dérangée, et je recommande les yeux fermés. 17/20
Les gens heureux lisent et boivent du café ; Agnès Martin-Lugand

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

187 pages ; Editions Pocket ; 2016 ; Romance contemporaine
Mon avis ; le synopsis était prometteur. Les premières pages aussi. Une scène de la vie quotidienne de Diane, entourée de Colin et Clara — respectivement son époux et sa fille —, cette dernière qu’elle presse pour ne pas être en retard, les deux prunelles de ses yeux qui chahutent, rient, s’amusent, insouciants. Puis vient le drame, le banal mais tragique accident de la route qui les emporte tous les deux. S’ensuivent des scènes touchantes, poignantes, qui m’ont prise aux tripes, m’ont laissée m’attacher au personnage de Diane — j’ai compatis à sa douleur, à son monde qui s’effondrait, j’en ai voulu à ses proches qui ne la soutenaient pas, qui osaient la juger sur sa douleur quand elle venait de perdre son cœur et la chair de sa chair. Et puis, peu à peu, ma première bonne impression s’est délitée au fil de clichés qui s’amoncelaient les uns sur les autres. Le meilleur ami de Diane, Félix, qui, s’il était amusant quelquefois, était aussi lassant — archétype du meilleur ami gay, qui vit des nuits de folie et raconte ses exploits sexuels, enchaîne les partenaires comme les paires de chaussettes, ma part anti-clichés-lgbt n’a pas aimé ; et puis Edward, l’antipathique, le mauvais, le taciturne Edward au cœur-guimauve-suffit-de-creuser-un-peu, et puis la romance qui ne m’a pas subjuguée, la fin qui m’a laissé un arrière goût de « sans rire, tout ça pour ça ? »… Je sais qu’il y a une suite, et je ne la lirais sans doute pas. Je m’attendais à une histoire mêlant deuil, tranche de vie, littérature et ambiance douillette, finalement je suis plus que déçue par la tournure du roman. 10/20
Blue ; Camille Pujol

Blue n’est pas une adolescente comme les autres. À seulement 17 ans, elle dissimule un lourd secret qui l’a obligée à changer brutalement de vie, à déménager avec ses parents et son jeune frère, et à rester discrète pour ne pas attirer l’attention. Mais ses mystérieux cheveux bleus captent inévitablement tous les regards et attisent la curiosité des élèves de son nouveau lycée. Et comment se fondre dans la masse alors que son ex violent refait surface et que Nathan, un jeune homme à la réputation sulfureuse, a décidé de la percer à jour ?

224 pages ; Edition Michel Laffont ; 2016 ; Contemporain
Mon avis ; j’ai cédé en premier lieu au charme superficiel de la couverture, que je trouve vraiment belle, presque poétique dans sa simplicité. Le synopsis, assez banal en somme, mais qui m’a peut-être un peu rappelée à Tes mots sur mes lèvres, allez savoir pourquoi, que j’avais beaucoup apprécié. Finalement, ça ne l’a pas si bien fait avec moi que je l’espérais. Loin d’avoir détesté ma lecture, je n’ai pas été séduite par le récit, superposition d’événements un peu « too much » sans doute à mes yeux, que j’aurais mieux vu passer si l’on avait parlé d’une jeune adulte plutôt que d’une adolescente de dix-sept ans. Contrairement à d’autres, cependant, je n’avais pas prévu la fin qui, clairement, me plaît. Je la trouve logique, même s’il y en aurait eu d’autres qui auraient tout à fait collé, je crois, celle-ci me convient parfaitement. J’ai longtemps hésité sur la note à donner à ce roman, puisque je n’ai pas utilisé mon barème pour cette fois mais seulement mon ressenti, et finalement je me vois incapable d’être trop sévère parce que le premier roman de cette très jeune autrice regorge de passion autant que de potentiel qui, s’il n’a pas été merveilleusement exploité ici, déborde d’idées et de qualités, qu’elle a désormais tout le temps d’apprendre à manier. 13/20
Et vous, les avez-vous lus ?
Qu’en avez-vous pensé ?

 

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À la place du cœur, saison 2 ; Arnaud Cathrine

Fiche d’identité ;

Auteur ; Arnaud Cathrine
Editeur ; Robert Laffont
Collection ; R
Parution ; juin 2017
Nombre de pages ; 291 pages
Genre ; jeunesse, drame, contemporain
Prix ; 16,50€ sur Amazon
Synopsis ;

La fin de l’année 2015 arrive à grands pas.

Je me suis souvent demandé ces derniers mois :
J’ai quoi à la place du cœur ?

A la place du cœur, j’ai toi.

Cette chronique contient des spoilers sur le tome 1 !

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À la place du cœur, saison 1 ; Arnaud Cathrine

Fiche d’identité ;

Auteur ; Arnaud Cathrine
Editeur ; Robert Laffont
Collection ; R
Parution ; septembre 2016
Nombre de pages ; 243 pages
Genre ; jeunesse, drame, contemporain
Prix ; 16.00€ sur Amazon
Synopsis ;
Six jours dans la peau de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de janvier où la France bascule dans l’effroi.

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Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête ; Olivia Zeitline

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Olivia Zeitline et je suis sorti en juin 2017 aux Editions Solar. Je suis un petit bouquin de 144 pages, quelques heures c’est bouclé ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des contemporains ou des psychologie et bien-être.
Synopsis ;
Un soir, une phrase étrange au ton mélodique, comme un air de musique, résonne dans la tête de Charlotte. Peur ou prémonition ?
Après un burn-out, Charlotte, une jeune trentenaire, quitte son job dans le marketing et tire un trait sur son ancienne vie. Elle retourne à ce qui la fait vibrer depuis toujours, la danse. Mais rien ne se passe comme elle le voudrait : les factures s’accumulent, sa relation amoureuse s’étiole, son rêve s’éloigne. Stella, une amie musicienne, lui conseille alors d’écouter sa voix intérieure et lui ouvre le chemin de l’intuition. De rencontre en rencontre, pas à pas, Charlotte apprendra à apprivoiser cette voix mystérieuse, à se fier aux signes du hasard et à suivre les mouvements de son corps.

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Vous n’aurez pas ma haine ; Antoine Leiris

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Antoine Leiris et je suis sorti en janvier 2017 aux Editions Le Livre de Poche. Je suis un petit bouquin de 128 pages, et je me lis d’une seule traite ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des témoignages. Avec moi, prépare-toi à verser quelques larmes…
Synopsis ;
Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.

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Le Ciel est partout ; Jandy Nelson

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Jandy Nelson et je suis sorti en mai 2010 aux Editions Gallimard, collection Scripto. Je suis un petit bouquin de 331 pages, et je me lis assez vite ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans jeunesse, peut-être bien du côté des romances. Mais ne t’en fais pas, ne prends pas peur, je ne suis pas du genre très niais…
Synopsis ;
Un amour brûlant.
Une perte dévastatrice, Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer ?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi ?
De désirer Toby ? D’être heureuse, sans Bailey ?
Et comment ose-t-elle rire encore ?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver…

Un hymne à l’amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l’écriture !

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Tous nos jours parfaits ; Jennifer Niven

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Jennifer Niven et je suis sorti en septembre 2015 aux éditions Gallimard. Je suis un petit pavé de 377 pages, mais n’ai pas peur ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans jeunesse, peut-être bien du côté des drames. Parce que oui — et loin de moi l’idée de te faire peur — je crois pouvoir dire sans me vanter que j’ai de quoi faire pleurer dans les chaumières…
Synopsis ;
Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

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Real TV ; Hieronymus Donnovan

Fiche d’identité ;

Je suis l’oeuvre de Hieronymus Donnovan et je suis paru le 8 décembre 2016 aux éditions Storylab. Je suis tout juste 224 pages à faire tourner. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des bons vieux thrillers. Je suis un tome unique, et vaut mieux : comme tous mes pairs, j’ai tendance à ne pas laisser beaucoup d’âmes pour une suite…
Synopsis ;

Juin 1993, Machin-les-Mines, Pas-de-Calais Rémi et Arnaud, deux potes, sont excités à l’idée de se lancer dans un week-end sans parents. Tout est prévu : télévision grand écran, Super Nintendo et VHS du vidéo-club (pornos inclus). Leur première partie de Super Mario-Kart commence, avec en fond sonore un peu de Nirvana, quand un événement troublant va venir perturber leur petit week-end tranquille. Les deux ados vont alors devoir faire face, chacun à leur façon, à des événements violents et dérangeants. Ils seront entourés de personnages hauts en couleur : Willy, le black de deux mètres (crête de punk non comprise). Estelle, l’idéal féminin de Rémi et employée du vidéo-club. Mais aussi de Steven Spielberg. Et bien sûr, il y a une fille sexy dans l’histoire. Malheureusement pour elle, il y a aussi un grand méchant.

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Tant d’étoiles dans la nuit ; Charlotte Bousquet

Fiche d’identité ;

Je suis l’oeuvre de Charlotte Bousquet et je suis paru le 9 mars 2016 aux éditions Rageot. Je suis tout juste 224 pages à lire à ton bon plaisir. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains, en compagnie des autres drames. Je suis un tome unique, et je me suffis bien à moi-même !
Synopsis ;

Lors d’un festival de rock à Milwaukee, le chanteur Jace D. est victime d’un guet-apens et laissé pour mort. Célèbre pour ses excès et ses conquêtes féminines, Jace est un séducteur. À l’hôpital, où il est plongé dans le coma, défilent Sidney sa guitariste, ses ex-petites amies Blondie et Ellen, des groupies, son producteur… Rivaux, tous entretiennent avec lui des liens passionnés sinon passionnels, connaissent une partie de son passé et sa véritable personnalité. Une à une, les étoiles qui scintillent autour de Jace tentent d’éclairer sa nuit…

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Pardon ; Erika Boyer

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Erika Boyer et je suis de ces bouquins auto-édités. Je suis sorti le 8 novembre 2016, et je suis tout juste 208 pages à faire tourner. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains, sur l’étagère de la romance.
Synopsis ;
Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?

Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa soeur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

« Je ne veux pas tourner la page. J’aime ce livre dont nous sommes les héros. »

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