Tant d’étoiles dans la nuit ; Charlotte Bousquet

Fiche d’identité ;

Je suis l’oeuvre de Charlotte Bousquet et je suis paru le 9 mars 2016 aux éditions Rageot. Je suis tout juste 224 pages à lire à ton bon plaisir. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains, en compagnie des autres drames. Je suis un tome unique, et je me suffis bien à moi-même !
Synopsis ;

Lors d’un festival de rock à Milwaukee, le chanteur Jace D. est victime d’un guet-apens et laissé pour mort. Célèbre pour ses excès et ses conquêtes féminines, Jace est un séducteur. À l’hôpital, où il est plongé dans le coma, défilent Sidney sa guitariste, ses ex-petites amies Blondie et Ellen, des groupies, son producteur… Rivaux, tous entretiennent avec lui des liens passionnés sinon passionnels, connaissent une partie de son passé et sa véritable personnalité. Une à une, les étoiles qui scintillent autour de Jace tentent d’éclairer sa nuit…

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Pardon ; Erika Boyer

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Erika Boyer et je suis de ces bouquins auto-édités. Je suis sorti le 8 novembre 2016, et je suis tout juste 208 pages à faire tourner. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains, sur l’étagère de la romance.
Synopsis ;
Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?

Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa soeur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

« Je ne veux pas tourner la page. J’aime ce livre dont nous sommes les héros. »

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Et mes yeux se sont fermés ; Patrick Bard.

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Patrick Bard et publié aux éditions Syros, le 25 août 2016. Je suis un peu moins de 200 pages à dévorer et, si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains. Je suis un tome unique, si jamais tu te posais la question.
Synopsis ;
Tout le monde change durant l’adolescence. Maëlle n’est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s’habiller, quitte son petit ami…. Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180°. S’il y a une chose qui ne change pas chez Maëlle, c’est son caractère déterminé. C’est pour sauver le monde que, victime d’un rapt mental, elle rejoint les combattants de Daesh.
Maëlle devient Ayat.

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Wonder ; RJ Palacio.

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Auteur : RJ Palacio
Editions : Pocket Jeunesse (Best Seller)
Nombre de pages : 504 pages
Prix : 7,90€ euros
Date de sortie : 22 mai 2014
Genre : Contemporain
Ma note : ★★★★★ (13/20)

test3 résumé

« Je m’appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.

Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège…
Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?

Ne jugez pas un livre garçon à sa couverture son apparence »

test2 avis

Encore un livre qui a fait un bruit de dingue sur la blogosphère, et pour lequel je n’ai pas tout de suite cédé. Quand bien même il passait sous mes yeux et entre mes mains à chaque fois que je faisais un tour à la librairie, je l’y laissais et je cédais pour un autre. Il me narguait, mais d’autres me tentaient plus que lui. Cependant, quand je l’ai vu dans les rayons du CDI de mon lycée, plus question de se chercher des excuses : c’était le prendre, ou honte sur moi. La documentaliste m’a lancé un « il est génial » et j’ai décidé de lui faire confiance, comme bien souvent.

Pourtant, cette fois-ci, ce ne fut pas le coup de cœur auquel je m’attendais. Je le lisais souvent quand j’avais un moment libre, mais je ne l’ai pas dévoré comme je l’espérais. Il faut dire, on m’avait tellement rabâché qu’il était génial, qu’il était touchant au possible et qu’il faisait pleurer comme peu d’autres… Que j’en attendais peut-être trop, au fond. C’est l’une des raisons pour lesquelles je n’aime pas lire un livre qui fait beaucoup de vagues au moment où l’on ne parle que de lui : je laisse passer du temps pour que ladite vague retombe, et alors je me lance. Cette fois, pas une mauvaise pioche, mais pas non plus franchement ce à quoi je m’attendais.

Ce petit roman est écrit sous plusieurs points de vue, ce qui m’a plu tout en me laissant un goût d’inachevé sur le palais, de temps à autres. Le premier personnage que l’on suit, c’est August, Auggie, le personnage principal. Ce jeune garçon qui entre pour la première fois à l’école, en classe de sixième. Il est nerveux, hésitant, peu sûr de lui ; c’est qu’il connaît ces regards qui le jugent depuis toujours parce qu’il n’a pas le même visage que tous les autres. Il y a aussi Olivia, dite Via, sa grande sœur qui, elle, entre au lycée. Elle a ses problèmes d’adolescente, des soucis avec ses amies, elle s’efface parce qu’elle sait que son frère a plus besoin d’attention qu’elle-même.

Il y a aussi Jack et Summer, qui côtoient August, ainsi que Miranda et Justin, qui fréquentent Olivia. Tous ensemble, j’ai trouvé qu’ils formaient une jolie ribambelle de personnages dont on aime à découvrir le caractère et leur point de vue sur Auggie et ce poids qu’il porte en tâchant de faire le fier malgré tout. Le style de l’auteur, je l’ai trouvé différent d’un personnage à un autre, j’ai bien apprécié ce petit détail qui fait toute la différence : aucun n’a le même caractère, le même âge, les mêmes aspirations, alors le fait qu’ils ne s’expriment pas de la même façon rajoute un peu de « réalisme » au récit.

Toujours à propos du style en fonction du narrateur, j’ai trouvé que celui d’Auggie, entre les premières pages et les dernières –en sachant que l’histoire s’étale sur une année scolaire-, s’était améliorée. Ca ne paraît pas grand chose, mais je trouve l’attention portée à ce côté-là est louable. Cependant, je me serais passée de toute la partie racontée par Justin ou, du moins, je l’aurais écrite différemment -les majuscules sont inexistantes, et je crois que d’autres choses m’ont frappée, mais le souvenir s’est un peu dissipé depuis. Aussi, je trouve qu’il n’apporte pas forcément grand chose au récit… A la place, j’aurais préféré une partie rédigée du point de vue des parents dont, finalement, on ignore tout.

J’ai tout de même ri, souvent, j’ai aussi eu la gorge qui se serre de temps à autres. Ce roman ne m’a pas fait l’effet que j’espérais, et pourtant tout ce qui se rapporte au harcèlement scolaire me touche, le plus souvent. Mais, pour le coup, ça n’était pas suffisant, trop de choses peu exploitées, bien tentées mais jamais portées jusqu’au bout à mes yeux, des choses qui manquent ou qui sont de trop. Wonder ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable… Pour dire, je ne me souvenais plus de la fin qui, maintenant qu’elle se rappelle à moi, me paraît toujours bien trop « hollywoodienne« . Vraiment, cette clôture a tout d’une pure fin stéréotypée de film américain.

Mais, soit ! Il reste un livre que je recommande de lire, ne serait-ce que pour que chacun se fasse son propre avis sur la chose !

Les +
– plusieurs points de vue bien menés
– un sujet rarement abordée dans les romans
– des personnages au demeurant attachants

Les –
– pas de point de vue des parents, pourtant grandement concernés
– un point de vue dont on se serait passé d’un point de vue de grammaire
– une fin trop « hollywoodienne »

test4 extrait

« Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain.
Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai une Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans.
N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. 
»

livraddict

Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe ; Benjamin Alire Saenz

test


Auteur : Benjamin Alire Saenz
Titre français : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Editions originales : Simon & Schuster
Nombre de pages : 359 pages.
Prix : 9.09€ (VO, format paperback)
Date de sortie VO : 21 février 2012
Sorti en VF ? : Oui, le 18 juin 2015
Genre : Jeunesse, Contemporain
Ma note★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When they meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the two loners start spending time together, they discover that they share a special kind of friendship–the kind of friendship that changes lives and lasts a lifetime. And it is through their friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves–and about the kind of people they want to be.

test2 avis

J’écris cet avis très, très longtemps après avoir terminé cette troisième lecture VO. A ma on ne peut plus grande surprise, j’ai lu ce bouquin terriblement vite, pour de l’anglais, une semaine même pas, il me semble. Il faut dire, j’avais sans cesse le nez fourré dans ce bouquin : dans mon lit le soir, le matin avant d’aller en cours, dans les transports, pendant les inter-classe… Bref, j’ai développé une addiction sans précédent pour ce livre, et il y a de quoi, je vous assure !

Ce livre, vous en avez déjà sans nul doute entendu parler. Il a fait énormément de bruit sur la blogosphère, ce que ce soit sur la toile français, ou même britannique, américaine, ce que vous voulez. Parce que ce bouquin, c’est une petite perle rare, un coup de poing, un hymne à l’amour, au bonheur et aux mots, un hymne à la vie dans son ensemble, avec ce qui la rend plus ou moins belle au quotidien. Il y a des secrets, des colères, des mots durs, des mots doux, des rires, et puis ce petit quelque chose sucré-salé que l’on retient tous de notre adolescence, je pense.

Aristote, on l’appelle Ari ; il a 15 ans, et il est déjà totalement dépassé par ce qui l’entoure : son frère en prison, son père qui paraît sans cesse ailleurs, quelque part dans ce qu’il lui reste de l’horreur de la guerre qu’il a connu. J’avoue m’être souvent retrouvée en lui, en cet adolescent, perdu, en colère, qui cherche désespérément sa place dans un monde plein de secrets qui refuse de répondre à ses questions. On a envie de le prendre dans nos bras, de le secouer parfois, aussi. Il est touchant, parfois agaçant aussi, avec ses décisions, ses paroles, mais on comprend, on comprend pourquoi est-ce qu’il agit de la sorte, et ça fait écho, et puis ça pique un peu quand même.

Dante, de son côté, c’est le garçon sûr de lui, qui sait ce qu’il veut, qui rit souvent, qui prend la vie comme elle vient. Il a l’esprit ouvert, il rêve beaucoup, il ne comprend pas toujours Ari, mais il n’abandonne jamais. Il a une façon de voir le monde qui arrache forcément des sourires, qui nous fait rêvasser un peu, aussi. Il est assez mâture pour son âge, même s’il reste encore un gamin, il n’en est pas moins un bol d’air frais, quelque part, et c’est très agréable de découvrir ce personnage au travers des yeux d’Ari !

J’ai adoré voir leur relation évoluer. Elle est complexe, pas bateau, bien menée, touchante, forte, on la vit à fond avec les deux protagonistes. On a le cœur qui se serre, les yeux qui piquent un peu des fois, le sourire qui vient aux lèvres… J’ai énormément ri aussi à certains dialogues entre Ari et sa mère. Je me suis souvent faite la réflexion que ce duo était génial, cette maman est pleine de tendresse et de répartie, il y a quelques piques doucereuses qui s’échangent, et l’on ne peut s’empêcher de s’en amuser.

Je crois que si j’ai lu ce livre aussi vite, c’est que les chapitres sont très courts, très aérés ; ils font entre une page et moins de dix en règle générale. J’en terminais un, je regardais la taille du suivant, je voyais « Oh, juste trois pages ? Allez, lisons… » et je recommençais de la sorte pendant quatre ou cinq chapitres encore. Il m’a privée de sommeil, mais ça en valait la peine. Et, pour dire, lorsque j’ai eu terminé, j’ai lu et relu et re-relu la dernière phrase, j’ai fermé le bouquin, et puis j’ai versé une petite larme, tellement c’est beau, tellement c’est waouh.

C’est un livre à lire, pour tous ceux qui aiment les romans contemporains, les histoires tranches de vie, les récits simples mais puissants, les livres que l’on lit à vitesse grand V, les personnages on ne peut plus réalistes et les relations qui s’installent tout doucement, évoluent, se dévoilent au fil des pages pour exploser finalement en un sublime feu d’artifice qui éclate là, juste dans un coin de notre estomac… Vraiment. Lisez-le, je crois que l’on n’en ressort changé, à la fin. Pour tout avouer, je pense pouvoir dire qu’en refermant ce bouquin, nous aussi, on connaît les secrets de l’univers

Les + 
– Une histoire touchante, sincère, réaliste
– Portée par des personnages tout aussi touchants
– Une relation douce-amère qui s’installe progressivement
– Des phrases magnifiques, des citations à retenir
– L’évolution des personnages
– Les chapitres courts, qui permettent de lire d’une traite

Les –
– Il n’y en a pas vraiment, encore une fois… Juste, peut-être, j’aurais aimé que le dénouement se passe un peu plus tôt, et qu’une suite soit développée pendant quelques chapitres, juste pour savoir où mène la relation en place à ce moment-là. Mais cette fin-là n’en reste pas moins superbe.

coup de coeur

test4 extrait

« Summer was here again. Summer, summer, summer. I loved and hated summers. Summers had a logic all their own and they always brought something out in me. Summer was supposed to be about freedom and youth and no school and possibilities and adventure and exploration. Summer was a book of hope. That’s why I loved and hated summers. Because they made me want to believe. »

livraddict

The Perks of Being a Wallflower ; Stephen Chbosky

test


Auteur : Stephen Chbosky
Titre français : Le Monde de Charlie
Editions originales : Pocket Books
Editions françaises : Sarbacane (Collection Exprim’)
Nombre de pages : 231 pages.
Prix : 6,34€ (en VO) & 13,50€ (en VF)
Date de sortie VO : 3 août 1999
Date de sortie VF : 17 novembre 2012
Genre : Jeunesse, Contemporain
Ma note★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Charlie is a freshman. And while he’s not the biggest geek in the school, he is by no means popular. Shy, introspective, intelligent beyond his years yet socially awkward, he is a wallflower, caught between trying to live his life and trying to run from it. Charlie is attempting to navigate his way through uncharted territory: the world of first dates and mixed tapes, family dramas and new friends; the world of sex, drugs, and The Rocky Horror Picture Show, when all one requires is that perfect song on that perfect drive to feel infinite. But Charlie can’t stay on the sideline forever. Standing on the fringes of life offers a unique perspective. But there comes a time to see what it looks like from the dance floor.
The Perks of Being a Wallflower is a deeply affecting coming-of-age story that will spirit you back to those wild and poignant roller-coaster days known as growing up.

test2 avis

Comment parler correctement de ce livre, sans en dire trop, ni pas assez ? C’est une tâche ardue, pour tout avouer. Alors, je vais tenter de faire synthétique. Après tout, ce bouquin est connu, il fut un temps où il a fait vibrer la blogosphère, il est noté 17/20 sur Livraddict, et je pense que ce n’est pas pour rien. Croyez-moi, ce livre est une petite perle. Certes, il s’agit d’une historie d’adolescents comme beaucoup d’autres, mais c’est justement ce qui me plaît à moi : cette recherche de qui nous sommes et l’acceptation de nous-mêmes, les peurs et les doutes, les amours et bonheurs adolescents. Je trouve ça terriblement touchant. Ce bouquin n’y échappe pas.

Pour une deuxième lecture VO, j’avoue avoir été un peu inquiète : le livre date de 1999, j’avais peur que les mots employés soient un peu « vieillots » quand bien même 99, ce n’est au fond pas si loin (je n’avais pas encore tout à fait un an à sa sortie, waouh). Finalement, si du vocabulaire me manquait, ça ne m’a pas empêché de saisir l’essentiel du roman, autrement dit les actions importantes, les citations marquantes, et les émotions que l’auteur tentait de faire passer. Il me semble bien n’avoir pas une seule fois ouvert un dictionnaire en lisant The Perks of Being a Wallflower, pourtant. Bref, autant dire que c’était plutôt appréciable !

J’ai tout de suite adoré le personnage de Charlie. Une nouvelle fois, comme dans le dernier livre que je vous ai présenté, Love Letters to the Dead, il s’agit d’un roman épistolaire. C’est donc au travers de lettres envoyées à un inconnu que l’on découvre Charlie et sa vie d’adolescent… un peu compliquée. Du coup, Charlie, c’est qui ? Charlie c’est un garçon de quatorze, quinze ans, qui entre tout juste au lycée. Il n’a pas vraiment d’amis, c’est le genre un peu silencieux et marginal qu’on laisse de côté parce qu’il n’est pas suffisamment en phase avec ce qui l’entoure. Il réfléchit beaucoup, sans doute trop, il est discret au point de ne pas oser lever la main en cours quand bien même il connaît parfaitement la réponse à la question posée. Les fêtes ? Il n’y a jamais été invité ; la drogue, le sexe, l’alcool : au début du roman, il ne connaît rien de tout ça. On apprend rapidement qu’un terrible drame, survenu un an auparavant, est à l’origine de son comportement quelque peu à côté de la plaque.

Très tôt, on découvre les personnages de Sam et Patrick, demi-frère et demi-sœur qui semblent vivre la vie comme elle vient et au jour le jour, sans se prendre la tête pour des broutilles. Sam, c’est la fille qui rêve encore du prince charmant sans y croire vraiment, parce qu’elle a trop été manipulée par les hommes ; Patrick, c’est l’homosexuel du groupe, qui s’assume comme il peut, le type complètement déluré de la bande mais aussi complètement cassé en dedans. Du même coup, on découvre Mary-Elisabeth, l’ado aux airs punk-rock mais beaucoup plus gentille et ouverte qu’il n’y paraît, sensible et en recherche d’attention permanente parce qu’elle n’a pas confiance en elle. Ils accueillent Charlie à bras ouverts, et c’est ainsi que l’on voit se former ce groupe un peu marginal de jeunes gens fragiles et pourtant souriants, décalés, qui ne se prennent pas cinq minutes au sérieux.

Bon nombre de passages m’ont donné envie de prendre les protagonistes dans mes bras, parfois de les secouer, voire de leur mettre une gifle, parce que ces personnages sont juste terriblement humains, et que si leurs victoires nous permettent d’afficher un immense sourire, leurs échecs et leurs erreurs nous mettent en colère et nous donnent parfois envie de pleurer avec eux. Sans oublier toutes ces phrases percutantes qui restent et tournent dans la tête en nous poussant à réfléchir à leur sens le plus profond. Notamment la plus célèbre sans doute : And at this moment, I swear we were infinite. (J’en veux à la VF qui a traduit « infinite » par « éternels », j’aurais mis « nous étions infinis », personnellement, je trouve que ça a plus de sens…). Vous imaginez bien que si vous vous attendez à un roman d’action à couper le souffle, vous pouvez passer votre chemin ; ici on vise le côté sentimental de la chose, tout en douceur.

Sinon, pour finir, je voudrais juste faire un parallèle avec le film que j’ai eu l’occasion de voir deux fois (une fois quelques années avant de lire le livre, et une fois juste après l’avoir terminé). J’avoue y préférer largement le livre, quand bien même les acteurs et leur jeu sont parfaits (Logan Lerman est parfait dans le rôle du gosse paumé et sensible qu’est Charlie, Emma Watson l’est dans celui de cette Sam torturée par ses relations foireuses avec les mecs, et Ezra Miller tout autant dans le rôle de ce Patrick tellement amusant mais aussi tellement plus blessé qu’il ne le montre. Oui, j’ai vraiment adoré les acteurs, le film m’a arraché des larmes sur la fin, mais en même temps j’ai trouvé qu’il manquait tellement de choses qui, dans le livre, rajoutent encore au trouble de Charlie et nous rattachent encore plus à ces personnages, à cette histoire. Toutefois, c’est quand même un vrai bijou qu’il FAUT regarder.

Les + 
– Une histoire touchante
– Des personnages travaillés et terriblement humains
– L’écriture à la première personne
– L’évolution de Charlie
– Les lectures de Charlie qui me donnent des idées pour mes propres prochaines lectures, héhé.

Les –
– Il n’y en a pas vraiment, mais juste pour la forme je dirais : trop court ; on n’a pas envie de quitter cet univers, ces personnages… Et puis, je rêvais d’une certaine fin, d’une certaine phrase prononcée à la dernière ligne du livre, mais ce ne fut pas le cas, je suis triste. 

coup de coeur

test4 extrait

« And all the books you’ve read have been read by other people. And all the songs you’ve loved have been heard by other people. And that girl that’s pretty to you is pretty to other people. And you know that if you looked at these facts when you were happy, you would feel great because you are describing ‘unity’. »

livraddict

Beautfil Disaster, de Jamie McGuire

testCouverture Beautiful DisasterAuteur : Jamie McGuire
Editions : J’ai Lu
Nombre de pages : 441
Prix : 13€
Date de sortie : 22 Janvier 2014
Genre : Romance Contemporaine
Ma note : ★★★★★ (17/20)

test3 résumé

Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit, et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut reprendre sa vie en main. Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pour la même durée. Ce que Travis ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui. Une fois toutes les cartes abattues, seront-ils vraiment prêts à suivre les règles établies ?

test2 avis

J’entendais parler de ce livre un peu partout, et il me faisait terriblement envie. Je l’ai commandé à Noël, et quel bonheur de le retrouver au pied de mon sapin ! Ce bouquin m’a tenue éveillée jusqu’à 5 heures du matin une nuit…

On se retrouve dans la tête d’Abby, une enfant plutôt sage aux premiers abords. Elle a fuit son passé que l’on découvre vers le milieu du bouquin, mais, pour y échapper de nouveau, elle doit aussi fuir Travis. Ah, Travis… Le bad boy de service : il est tatoué, il participe à des combats clandestins qui lui rapportent des tunes, il a une moto, et, sur le campus, il s’est tapé tout ce qui porte une jupe. J’avoue, j’avoue, il m’a fait succomber !

Oui, il m’a fait succomber, malgré son côté « too much« . Mais bon, je suppose qu’il fallait ça pour faire rouler le bouquin. Par contre, à force de lire des avis de personnes qui l’ont lu en VO, je me suis habituée au « Pidge » ou « Pigeon ». Et quand j’ai vu qu’en VF, Travis appelait Abby … « Poulette », j’ai trouvé ça tellement horrible que dans ma tête ça a fait le changement. Pendant tout le bouquin, du coup, mon cerveau modifiait le « Poulette » en « Pidge ». C’était mieux, je dois dire.

Les comportements d’Abby et d’America m’agaçaient, aussi. Abby, parce qu’elle ne sait jamais ce qu’elle veut par rapport à Travis. C’est un peu suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, mais à puissance dix mille. Et America, un coup elle dit à Abby d’aller avec Travis, et dix minutes après, elle lui demande de ne plus l’approcher et elle crache des horreurs à la gueule de Trav. Et la fin m’a parue un peu… bâclée, ou plutôt, un peu trop rapide, trop… Si, trop bâclée, en fait. Je n’ai pas aimé du tout… Un peu comme si l’auteur avait fait ça, parce qu’il fallait une fin, n’importe la quelle. Ma foi…

Sinon, ça a vraiment été une lecture très agréable. Une plume légère et fluide, une romance plutôt complexe, qui met du temps à s’installer. Je suis une grande fan des romances dans lesquelles les personnages souffrent et se font du mal… Et là, j’étais servie ! Travis est attachant, le petit ami d’America aussi je l’aimais bien. Puis l’intrigue est quand même bien ficelée. Too much, mais bien ficelée. Puis… y’a la mafia, quoi.

Je pense que s’il n’y avait pas eu cette fin gênante, je n’aurais sûrement pas relevé autant de défauts, mais bon. Si ça peut vous rassurer, je compte acheter le tome 2, qui n’en est pas vraiment un puisqu’il s’agit de la même histoire du point de vue de Travis. Ce qui m’intéresse assez…

test4 extrait

« Le jour où nous nous étions rencontrés, quelque chose avait changé en chacun de nous. Ce quelque chose, sans que l’on sache ce que c’était, nous avais rendu dépendant l’un de l’autre. Pour des raisons que j’ignorais, j’étais son exception, et j’avais beau lutter contre mes sentiments, il était la mienne. »

Hate List, de Jennifer Brown.

test

Hate ListAuteur : Jennifer Brown
Editions : Albin Michel (Wiz) + Le livre de Poche
Nombre de pages : 399
Prix : 15.20€ (ou 6.90€ pour la version poche)
Date de sortie : Février 2012
Genre : Drame, Jeunesse
Ma note★★★★★

test3 résumé« C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ? »

C’est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu’ils ont écrite pour s’amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l’établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s’est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu’au matin où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée…

test2 avisOn suit l’histoire de Valérie, dite Val, petite amie du défunt Nick qui s’est suicidé après avoir fusillé plusieurs de ses camarades scolaire, inscrits sur la « liste de la haine« . Cette liste, c’est Val qui en a eu l’idée, pour mettre tout ce et toutes les personnes qui l’énervent. Nick l’a suivit dans ce petit jeu, mais elle ne s’est pas rendue compte que pour lui, tout était réel. Trop réel. Elle l’apprend à ses dépends quand il tue et blesse plusieurs des personnes de cette liste à l’arme à feu, un matin en arrivant au lycée, et se suicide après l’avoir blessée, elle, Val, qui s’est interposée entre lui et l’une de ses prochaines victimes. Il lui faut donc guérir. Physiquement, malgré sa blessure de balle, elle se remet vite. Mais, psychologiquement, c’est une autre affaire : on l’interroge, on la regarde de travers, on la juge coupable. Lorsqu’elle doit remettre les pieds dans son lycée, c’est donc l’Enfer : le drame du 2 mai est encore frais dans tous les esprits.

On se retrouve plongés dans les pensées de Val, au fil d’un récit à la première personne et d’un vocabulaire simple, presque parlé. Comme si elle nous racontait son histoire, face à face, droit dans les yeux, ce qui m’a tout de suite happée dans l’histoire. Pour dire, j’ouvrais le bouquin dés que j’avais ne serait-ce que dix minutes ! Dans le bus, en cours, pendant les intercours, en récréation… Partout ! L’histoire est tellement prenante, et j’ai été énormément touchée par ce roman, versant même une petite larme à la fin. On entend parler de nombreuses fusillades, notamment aux Etats-Unis, où ce n’est pas rare, faute au port d’arme autorisé sûrement. C’est un sujet sensible, et difficile : on peut l’exploiter, mais il faut savoir y faire. Et, à mes yeux, Jennifer Brown a su relever le défi avec brio. Elle nous offre toute une palette de personnages que j’ai trouvés plus ou moins attachants -Nick en tête de liste- et on voit peu à peu l’évolution de Val, qui passe de « victime qui veut juste qu’on lui fiche la paix » à « jeune fille déterminée à retrouver une ville un tant soit peu normale ».

Quelque chose qui m’a aussi beaucoup plu, c’est la « division » du roman. Il y a trois parties distinctes : le présent, les flash back -qui nous permettent d’en apprendre un peu plus sur Nick, et sur comment Val a pu ne rien prédire de ce qui allait se passer- et les extraits des articles de presse au sujet du drame. On s’y retrouve plutôt bien, parfois même des éléments du passé se mêlent directement au présent -quand une parole, un objet ou une personne lui rappelle Nick, bien souvent- mais je trouve qu’ils sont bien délimités, si l’on peut dire.

S’il y a une chose que je devrais reprocher au roman, c’est la fin trop… trop trop ? Trop pas assez ? Je trouve ça un peu terminé à la va-vite. Certes, c’est beau ce qu’elle fait, mais je trouve le retournement de situation trop énorme, quelque part. Et puis, la fin, fin, fin, c’est une fin ouverte, qui me frustre quelque peu mais me plaît en même temps : plusieurs questions se soulèvent lorsqu’on ferme le livre, et on aimerait avoir des réponses, mais elles ne nous sont pas données. Libre à nous de les imaginer, alors.

Il n’empêche que, fin ouverte ou pas, ce roman reste un presque presque coup de cœur que je ne regrette pas d’avoir emprunté au CDI !

test4 extrait« D’une certaine façon il avait raison : à un moment ou à un autre, chacun était gagnant. Mais ce qu’il n’avait pas compris, c’est que l’inverse était aussi vrai : à un moment ou à un autre, chacun était perdant. L’un et l’autre étaient forcément liés. »