Vous n’aurez pas ma haine ; Antoine Leiris

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Antoine Leiris et je suis sorti en janvier 2017 aux Editions Le Livre de Poche. Je suis un petit bouquin de 128 pages, et je me lis d’une seule traite ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des témoignages. Avec moi, prépare-toi à verser quelques larmes…
Synopsis ;
Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.

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Tous nos jours parfaits ; Jennifer Niven

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Jennifer Niven et je suis sorti en septembre 2015 aux éditions Gallimard. Je suis un petit pavé de 377 pages, mais n’ai pas peur ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans jeunesse, peut-être bien du côté des drames. Parce que oui — et loin de moi l’idée de te faire peur — je crois pouvoir dire sans me vanter que j’ai de quoi faire pleurer dans les chaumières…
Synopsis ;
Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

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Tant d’étoiles dans la nuit ; Charlotte Bousquet

Fiche d’identité ;

Je suis l’oeuvre de Charlotte Bousquet et je suis paru le 9 mars 2016 aux éditions Rageot. Je suis tout juste 224 pages à lire à ton bon plaisir. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains, en compagnie des autres drames. Je suis un tome unique, et je me suffis bien à moi-même !
Synopsis ;

Lors d’un festival de rock à Milwaukee, le chanteur Jace D. est victime d’un guet-apens et laissé pour mort. Célèbre pour ses excès et ses conquêtes féminines, Jace est un séducteur. À l’hôpital, où il est plongé dans le coma, défilent Sidney sa guitariste, ses ex-petites amies Blondie et Ellen, des groupies, son producteur… Rivaux, tous entretiennent avec lui des liens passionnés sinon passionnels, connaissent une partie de son passé et sa véritable personnalité. Une à une, les étoiles qui scintillent autour de Jace tentent d’éclairer sa nuit…

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La langue des bêtes ; Stéphane Servant.

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Stéphane Servant et publié chez les éditions du Rouergue, en août 2015. Autant dire que je ne suis pas bien vieux ! Je suis 448 pages à dévorer, pour un peu moins de 16 euros à dépenser ! Ah, aussi, pour information, parce que c’est toujours utile si je t’intéresse : tu me trouveras au rayon jeunesse !
Synopsis ;
Au fond des bois, vit une communauté d’anciens membres d’un cirque. Depuis très longtemps ils ne donnent plus de spectacle. Un jour, de grands travaux grignotent le territoire autour d’eux, et on oblige l’enfant de la famille, La Petite, à rejoindre l’école du village. Dans la continuité de son roman précédent, Le Cœur des louves, Stéphane Servant raconte une fable contemporaine, sur la perte de nos origines primitives, le rapport aux animaux et à la nature dans notre monde contemporain.

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Ta façon d’être au monde ; Camille Anseaume.

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Auteur : Camille Anseaume
Editions : Kero
Nombre de pages : 226 pages
Prix : 17,90€ euros
Date de parution : 18 mai 2014
Genre : Contemporain
Ma note : ★★★★★ (20/20)

test3 résumé

« C’est l’heure du départ, la fin de l’été. Il faut rentrer. Dans la chambre, je reste transie, incapable de bouger. C’est l’angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n’ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu’on y voit la mer, il est temps de m’y arracher. Le séjour est passé sans moi. J’étais là, et je ne le savais pas. J’en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits. Tu connais ce rêve étrange que je t’ai souvent décrit. Il m’a hantée chaque nuit pendant des années. Et puis un jour je ne l’ai plus fait.

Ce jour là, j’ai compris que l’été avait duré vingt-six ans. »

Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti… Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

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Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe ; Benjamin Alire Saenz

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Auteur : Benjamin Alire Saenz
Titre français : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Editions originales : Simon & Schuster
Nombre de pages : 359 pages.
Prix : 9.09€ (VO, format paperback)
Date de sortie VO : 21 février 2012
Sorti en VF ? : Oui, le 18 juin 2015
Genre : Jeunesse, Contemporain
Ma note★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When they meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the two loners start spending time together, they discover that they share a special kind of friendship–the kind of friendship that changes lives and lasts a lifetime. And it is through their friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves–and about the kind of people they want to be.

test2 avis

J’écris cet avis très, très longtemps après avoir terminé cette troisième lecture VO. A ma on ne peut plus grande surprise, j’ai lu ce bouquin terriblement vite, pour de l’anglais, une semaine même pas, il me semble. Il faut dire, j’avais sans cesse le nez fourré dans ce bouquin : dans mon lit le soir, le matin avant d’aller en cours, dans les transports, pendant les inter-classe… Bref, j’ai développé une addiction sans précédent pour ce livre, et il y a de quoi, je vous assure !

Ce livre, vous en avez déjà sans nul doute entendu parler. Il a fait énormément de bruit sur la blogosphère, ce que ce soit sur la toile français, ou même britannique, américaine, ce que vous voulez. Parce que ce bouquin, c’est une petite perle rare, un coup de poing, un hymne à l’amour, au bonheur et aux mots, un hymne à la vie dans son ensemble, avec ce qui la rend plus ou moins belle au quotidien. Il y a des secrets, des colères, des mots durs, des mots doux, des rires, et puis ce petit quelque chose sucré-salé que l’on retient tous de notre adolescence, je pense.

Aristote, on l’appelle Ari ; il a 15 ans, et il est déjà totalement dépassé par ce qui l’entoure : son frère en prison, son père qui paraît sans cesse ailleurs, quelque part dans ce qu’il lui reste de l’horreur de la guerre qu’il a connu. J’avoue m’être souvent retrouvée en lui, en cet adolescent, perdu, en colère, qui cherche désespérément sa place dans un monde plein de secrets qui refuse de répondre à ses questions. On a envie de le prendre dans nos bras, de le secouer parfois, aussi. Il est touchant, parfois agaçant aussi, avec ses décisions, ses paroles, mais on comprend, on comprend pourquoi est-ce qu’il agit de la sorte, et ça fait écho, et puis ça pique un peu quand même.

Dante, de son côté, c’est le garçon sûr de lui, qui sait ce qu’il veut, qui rit souvent, qui prend la vie comme elle vient. Il a l’esprit ouvert, il rêve beaucoup, il ne comprend pas toujours Ari, mais il n’abandonne jamais. Il a une façon de voir le monde qui arrache forcément des sourires, qui nous fait rêvasser un peu, aussi. Il est assez mâture pour son âge, même s’il reste encore un gamin, il n’en est pas moins un bol d’air frais, quelque part, et c’est très agréable de découvrir ce personnage au travers des yeux d’Ari !

J’ai adoré voir leur relation évoluer. Elle est complexe, pas bateau, bien menée, touchante, forte, on la vit à fond avec les deux protagonistes. On a le cœur qui se serre, les yeux qui piquent un peu des fois, le sourire qui vient aux lèvres… J’ai énormément ri aussi à certains dialogues entre Ari et sa mère. Je me suis souvent faite la réflexion que ce duo était génial, cette maman est pleine de tendresse et de répartie, il y a quelques piques doucereuses qui s’échangent, et l’on ne peut s’empêcher de s’en amuser.

Je crois que si j’ai lu ce livre aussi vite, c’est que les chapitres sont très courts, très aérés ; ils font entre une page et moins de dix en règle générale. J’en terminais un, je regardais la taille du suivant, je voyais « Oh, juste trois pages ? Allez, lisons… » et je recommençais de la sorte pendant quatre ou cinq chapitres encore. Il m’a privée de sommeil, mais ça en valait la peine. Et, pour dire, lorsque j’ai eu terminé, j’ai lu et relu et re-relu la dernière phrase, j’ai fermé le bouquin, et puis j’ai versé une petite larme, tellement c’est beau, tellement c’est waouh.

C’est un livre à lire, pour tous ceux qui aiment les romans contemporains, les histoires tranches de vie, les récits simples mais puissants, les livres que l’on lit à vitesse grand V, les personnages on ne peut plus réalistes et les relations qui s’installent tout doucement, évoluent, se dévoilent au fil des pages pour exploser finalement en un sublime feu d’artifice qui éclate là, juste dans un coin de notre estomac… Vraiment. Lisez-le, je crois que l’on n’en ressort changé, à la fin. Pour tout avouer, je pense pouvoir dire qu’en refermant ce bouquin, nous aussi, on connaît les secrets de l’univers

Les + 
– Une histoire touchante, sincère, réaliste
– Portée par des personnages tout aussi touchants
– Une relation douce-amère qui s’installe progressivement
– Des phrases magnifiques, des citations à retenir
– L’évolution des personnages
– Les chapitres courts, qui permettent de lire d’une traite

Les –
– Il n’y en a pas vraiment, encore une fois… Juste, peut-être, j’aurais aimé que le dénouement se passe un peu plus tôt, et qu’une suite soit développée pendant quelques chapitres, juste pour savoir où mène la relation en place à ce moment-là. Mais cette fin-là n’en reste pas moins superbe.

coup de coeur

test4 extrait

« Summer was here again. Summer, summer, summer. I loved and hated summers. Summers had a logic all their own and they always brought something out in me. Summer was supposed to be about freedom and youth and no school and possibilities and adventure and exploration. Summer was a book of hope. That’s why I loved and hated summers. Because they made me want to believe. »

livraddict

The Perks of Being a Wallflower ; Stephen Chbosky

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Auteur : Stephen Chbosky
Titre français : Le Monde de Charlie
Editions originales : Pocket Books
Editions françaises : Sarbacane (Collection Exprim’)
Nombre de pages : 231 pages.
Prix : 6,34€ (en VO) & 13,50€ (en VF)
Date de sortie VO : 3 août 1999
Date de sortie VF : 17 novembre 2012
Genre : Jeunesse, Contemporain
Ma note★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Charlie is a freshman. And while he’s not the biggest geek in the school, he is by no means popular. Shy, introspective, intelligent beyond his years yet socially awkward, he is a wallflower, caught between trying to live his life and trying to run from it. Charlie is attempting to navigate his way through uncharted territory: the world of first dates and mixed tapes, family dramas and new friends; the world of sex, drugs, and The Rocky Horror Picture Show, when all one requires is that perfect song on that perfect drive to feel infinite. But Charlie can’t stay on the sideline forever. Standing on the fringes of life offers a unique perspective. But there comes a time to see what it looks like from the dance floor.
The Perks of Being a Wallflower is a deeply affecting coming-of-age story that will spirit you back to those wild and poignant roller-coaster days known as growing up.

test2 avis

Comment parler correctement de ce livre, sans en dire trop, ni pas assez ? C’est une tâche ardue, pour tout avouer. Alors, je vais tenter de faire synthétique. Après tout, ce bouquin est connu, il fut un temps où il a fait vibrer la blogosphère, il est noté 17/20 sur Livraddict, et je pense que ce n’est pas pour rien. Croyez-moi, ce livre est une petite perle. Certes, il s’agit d’une historie d’adolescents comme beaucoup d’autres, mais c’est justement ce qui me plaît à moi : cette recherche de qui nous sommes et l’acceptation de nous-mêmes, les peurs et les doutes, les amours et bonheurs adolescents. Je trouve ça terriblement touchant. Ce bouquin n’y échappe pas.

Pour une deuxième lecture VO, j’avoue avoir été un peu inquiète : le livre date de 1999, j’avais peur que les mots employés soient un peu « vieillots » quand bien même 99, ce n’est au fond pas si loin (je n’avais pas encore tout à fait un an à sa sortie, waouh). Finalement, si du vocabulaire me manquait, ça ne m’a pas empêché de saisir l’essentiel du roman, autrement dit les actions importantes, les citations marquantes, et les émotions que l’auteur tentait de faire passer. Il me semble bien n’avoir pas une seule fois ouvert un dictionnaire en lisant The Perks of Being a Wallflower, pourtant. Bref, autant dire que c’était plutôt appréciable !

J’ai tout de suite adoré le personnage de Charlie. Une nouvelle fois, comme dans le dernier livre que je vous ai présenté, Love Letters to the Dead, il s’agit d’un roman épistolaire. C’est donc au travers de lettres envoyées à un inconnu que l’on découvre Charlie et sa vie d’adolescent… un peu compliquée. Du coup, Charlie, c’est qui ? Charlie c’est un garçon de quatorze, quinze ans, qui entre tout juste au lycée. Il n’a pas vraiment d’amis, c’est le genre un peu silencieux et marginal qu’on laisse de côté parce qu’il n’est pas suffisamment en phase avec ce qui l’entoure. Il réfléchit beaucoup, sans doute trop, il est discret au point de ne pas oser lever la main en cours quand bien même il connaît parfaitement la réponse à la question posée. Les fêtes ? Il n’y a jamais été invité ; la drogue, le sexe, l’alcool : au début du roman, il ne connaît rien de tout ça. On apprend rapidement qu’un terrible drame, survenu un an auparavant, est à l’origine de son comportement quelque peu à côté de la plaque.

Très tôt, on découvre les personnages de Sam et Patrick, demi-frère et demi-sœur qui semblent vivre la vie comme elle vient et au jour le jour, sans se prendre la tête pour des broutilles. Sam, c’est la fille qui rêve encore du prince charmant sans y croire vraiment, parce qu’elle a trop été manipulée par les hommes ; Patrick, c’est l’homosexuel du groupe, qui s’assume comme il peut, le type complètement déluré de la bande mais aussi complètement cassé en dedans. Du même coup, on découvre Mary-Elisabeth, l’ado aux airs punk-rock mais beaucoup plus gentille et ouverte qu’il n’y paraît, sensible et en recherche d’attention permanente parce qu’elle n’a pas confiance en elle. Ils accueillent Charlie à bras ouverts, et c’est ainsi que l’on voit se former ce groupe un peu marginal de jeunes gens fragiles et pourtant souriants, décalés, qui ne se prennent pas cinq minutes au sérieux.

Bon nombre de passages m’ont donné envie de prendre les protagonistes dans mes bras, parfois de les secouer, voire de leur mettre une gifle, parce que ces personnages sont juste terriblement humains, et que si leurs victoires nous permettent d’afficher un immense sourire, leurs échecs et leurs erreurs nous mettent en colère et nous donnent parfois envie de pleurer avec eux. Sans oublier toutes ces phrases percutantes qui restent et tournent dans la tête en nous poussant à réfléchir à leur sens le plus profond. Notamment la plus célèbre sans doute : And at this moment, I swear we were infinite. (J’en veux à la VF qui a traduit « infinite » par « éternels », j’aurais mis « nous étions infinis », personnellement, je trouve que ça a plus de sens…). Vous imaginez bien que si vous vous attendez à un roman d’action à couper le souffle, vous pouvez passer votre chemin ; ici on vise le côté sentimental de la chose, tout en douceur.

Sinon, pour finir, je voudrais juste faire un parallèle avec le film que j’ai eu l’occasion de voir deux fois (une fois quelques années avant de lire le livre, et une fois juste après l’avoir terminé). J’avoue y préférer largement le livre, quand bien même les acteurs et leur jeu sont parfaits (Logan Lerman est parfait dans le rôle du gosse paumé et sensible qu’est Charlie, Emma Watson l’est dans celui de cette Sam torturée par ses relations foireuses avec les mecs, et Ezra Miller tout autant dans le rôle de ce Patrick tellement amusant mais aussi tellement plus blessé qu’il ne le montre. Oui, j’ai vraiment adoré les acteurs, le film m’a arraché des larmes sur la fin, mais en même temps j’ai trouvé qu’il manquait tellement de choses qui, dans le livre, rajoutent encore au trouble de Charlie et nous rattachent encore plus à ces personnages, à cette histoire. Toutefois, c’est quand même un vrai bijou qu’il FAUT regarder.

Les + 
– Une histoire touchante
– Des personnages travaillés et terriblement humains
– L’écriture à la première personne
– L’évolution de Charlie
– Les lectures de Charlie qui me donnent des idées pour mes propres prochaines lectures, héhé.

Les –
– Il n’y en a pas vraiment, mais juste pour la forme je dirais : trop court ; on n’a pas envie de quitter cet univers, ces personnages… Et puis, je rêvais d’une certaine fin, d’une certaine phrase prononcée à la dernière ligne du livre, mais ce ne fut pas le cas, je suis triste. 

coup de coeur

test4 extrait

« And all the books you’ve read have been read by other people. And all the songs you’ve loved have been heard by other people. And that girl that’s pretty to you is pretty to other people. And you know that if you looked at these facts when you were happy, you would feel great because you are describing ‘unity’. »

livraddict

Tant que nous sommes vivants, d’Anne-Laure Bondoux.

test tant que nous sommes vivants

Auteur : Anne-Laure Bondoux
Edition : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 297
Prix : 15.00€
Date de sortie : 25 septembre 2014
Genre : Jeunesse, Romance
Ma note : ★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périplue à travers des territoires inconnus… Mais quand l’ombre a pris la place de la lumière, l’amour suffit-il à nous garder vivants ?

test2 avis

Par où commencer ? Déjà, ce livre, je n’aurais pas du l’avoir. Lorsque je suis allée à la librairie, j’étais partie dans l’optique de n’acheter que La véritable histoire de Noël. Mais, lorsque j’ai vu ce livre, tout en haut sur l’étagère, je n’ai pas résisté : il m’appelait. Le résumé ne m’intéressait pourtant pas tant que ça, mais il me le fallait. Au final, je suis passée en caisse avec ce bouquin, et j’ai commencé ma lecture en début de semaine à peu près, profitant de chaque heure d’étude dont je disposais pour me plonger dans cette histoire.

Et quelle histoire ! Dés les premières lignes, j’ai été totalement happée. La narration à la première personne du pluriel m’a un peu perturbée au début, d’autant qu’elle était utilisée d’un point de vue omniscient qui pouvait paraître un peu étrange, mais ce n’était pas si dérangeant que je l’aurais pensé, bien au contraire. Le narrateur n’a pas de nom précis, il s’agit simplement d’un homme comme un autre dans la foule, mais parfois, il en savait un peu trop pour ce « nous ». Il faut avoir que le livre est divisé en quatre parties, et pour les trois suivantes, c’est un tout autre narrateur auquel nous avons affaire et qui raconte cette fois à la première personne du singulier, mais je n’en dirais pas plus !

On suppose que l’histoire se déroule dans le passé, puisque les hommes vont encore à la forge, on vit de son propre pain, et tout laisse penser qu’il s’agit d’un siècle révolu, bien qu’on ne parvient jamais à savoir quand précisément. On découvre une douce romance entre Bo et Hama, sur un fond de rivalités, d’amitiés, de trahisons. Le tout dans un mélange bien pensé de fantastique et de réalisme.

Un détail qui m’a charmée, aussi : les titres sont toujours formés sur une confrontation de deux opposés (le possible et l’impossible, le passé et l’avenir, le bruit et le silence…) qui sont porteurs d’une véritable signification qu’on comprend au fil de l’histoire, donc je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-mêmes !

Les personnages ont une profondeur qui les a rendus réels à mes yeux ; ils étaient à l’image de la couverture du bouquin : un mélange de noir et de blanc qui les rendait à la fois coupables et innocents ; qui les rendait humains. A tel point qu’à un moment, ils m’ont agacée de part les décisions qu’ils prenaient, les réactions qu’ils avaient. J’ai eu envie de les secouer, de leur mettre des claques, c’est fou ! Et pourtant, Bo et Hama, ils sont touchants, parce que leur amour est sincère, et c’est ce qui les maintient en vie.

J’aimerais parler de la fin, mais je ne pourrais le faire que vaguement pour ne pas tout vous dévoiler. Disons qu’il y a une sorte de symétrie entre le début et la fin du bouquin. On part d’un point A, on arrive à un point B, et on parvient à un point C. Et puis, de ce point C, on repart vers un point B, et on retourne au point A. Des phrases et des éléments des premiers chapitres sont repris dans les derniers, et j’ai vraiment adoré ce retour aux sources, qui achève cette histoire qui n’a pas vraiment d’intrigue, mais qui est porteur d’un magnifique message qu’il est impossible d’expliquer.

Tant que nous sommes vivants est une ode à la vie, à la naissance et à la mort, à la destruction et à la reconstruction, à l’amour et à la haine, aux promesses et aux trahisons. Ce livre est porteur de l’âme humaine, et vous mettra un coup de poing dans le ventre.

coup de coeur

test4 extrait

« Quand j’étais petit, un garçon du village m’avait prêté son vélo. Je m’entraînais à en faire sans les mains. Je suis tombé pas mal de fois! Mais finalement, j’ai compris comment garder l’équilibre et j’y suis arrivé. Nous aussi, on va tomber. On aura des bosses et des bleus. Mais on trouvera le bon équilibre. Je crois qu’on peut aimer sans les mains. »

Le faire ou mourir, de Claire-Lise Marguier.

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Le faire ou mourir
Auteur : Claire-Lise Marguier
Editions : Rouergue
Nombre de pages : 103
Prix : 9.70€
Date de sortie : 11 septembre 2011
Genre : Jeunesse
Ma note★★★★★

test3 résumé

Vus de l’extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings… Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise. Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire.
C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur…

test2 avis
C’est une terrible claque que l’on se prend là ! C’est un style d’écriture que l’on voit peu, que je n’avais même jamais vu ailleurs, mais qui ne m’a pas dérangée, bien au contraire. J’ai tout de suite était happée par l’histoire, celle d’un adolescent mal dans sa peau qui se mutile pour faire sortir ce trop plein de sang, trop plein d’émotions, qui bouillonne en lui. Damien est ce garçon trop sensible, trop pleurnichard, à qui personne n’accorde de l’intérêt, pas même sa propre famille qui n’a d’yeux que pour la grande sœur à qui tout réussi. Lorsqu’il entre au lycée, rien ne change, mis à part qu’il rencontre Samuel, un emo (du moins, ayant moi-même des tendances emo et au vu de la couverture, je l’interprète ainsi, même si on dit à plusieurs reprises qu’ils sont gothiques) et son groupe qui accueillent Damien, dit Dam, à bras ouverts.

Commence alors une romance douce amère entre Sam et Dam, alors que peu à peu ce dernier change de look. Son père s’en rend compte, et là tout vire au cauchemar : c’est la descente aux Enfers d’un adolescent homosexuel qui voudrait juste un peu d’attention et qu’on lui accorde le droit d’aimer.

J’ai énormément pleuré à la fin. Enfin, à la première fin. Car oui, il y en a deux. La première, qui suit le récit directement, et l’autre, qui reprend l’histoire un peu plus tôt, et qui offre une finalité en tout point différente à la première.

C’est un livre que je recommande à tous, il se lit vite et facilement malgré la particularité de l’écriture et de la mise en page (pas de chapitres, et pas de dialogues à proprement parler, ils sont directement intégrés à la narration, ça offre plus de fluidité à mes yeux, ça « claque », et ça a son petit effet sur nous. Bref, vraiment, lisez-le. Gros coup de cœur.

coup de coeur
test4 extrait« Y aura pas de demain, j’ai pensé, pourtant Damien quand tu mélanges les lettres ça fait demain. Mais comme on a coupé ça fait Dam, et Dam ça veut plus rien dire. »