Le Ciel est partout ; Jandy Nelson

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Jandy Nelson et je suis sorti en mai 2010 aux Editions Gallimard, collection Scripto. Je suis un petit bouquin de 331 pages, et je me lis assez vite ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans jeunesse, peut-être bien du côté des romances. Mais ne t’en fais pas, ne prends pas peur, je ne suis pas du genre très niais…
Synopsis ;
Un amour brûlant.
Une perte dévastatrice, Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer ?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi ?
De désirer Toby ? D’être heureuse, sans Bailey ?
Et comment ose-t-elle rire encore ?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver…

Un hymne à l’amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l’écriture !

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Tous nos jours parfaits ; Jennifer Niven

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Jennifer Niven et je suis sorti en septembre 2015 aux éditions Gallimard. Je suis un petit pavé de 377 pages, mais n’ai pas peur ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans jeunesse, peut-être bien du côté des drames. Parce que oui — et loin de moi l’idée de te faire peur — je crois pouvoir dire sans me vanter que j’ai de quoi faire pleurer dans les chaumières…
Synopsis ;
Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

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The Book of Ivy ; Amy Engel.

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Amy Engel et publié aux éditions Lumen, en mars 2015. Je suis un peu moins de 350 pages à dévorer et, si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon jeunesse sur les étagères de la science-fiction. Je suis le premier tome d’une duologie, et la fin de mon histoire est racontée dans The Revolution of Ivy, si jamais tu tombais sous mon charme !
Synopsis ;

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

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U4 : Yannis ; Florence Hinckel

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Florence Hinckel et publié aux éditions Syros-Nathan, en août 2015. Il est vrai, je suis plutôt récent ! J’ai 401 pages à raconter et, si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon jeunesse sur les étagères de la science-fiction. J’ai trois compagnons nommés Stéphane, Koridwen et Jules, ainsi qu’une suite, Contagion, si jamais tu veux jeter un œil !
Synopsis ;

Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout – peut-être qu’il devient fou? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger…

Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir: un rendez-vous fixé à Paris…

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La voix du couteau ; Patrick Ness.

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Patrick Ness et publié chez les éditions Folio, en octobre 2014. Je ne suis pas bien vieux ! Pas bien cher non plus, je coûte un peu moins de neuf euros, dans mon format poche tout du moins, et juste ça pour 544 pages à dévorer ! Ah, aussi, pour information, tu me trouveras au rayon jeunesse, sur l’étagère science-fiction. Mon titre original est The Knife of Never Letting Go, et je suis le premier tome de la trilogie Le Chaos en marche.
Synopsis ;
« C’est l’année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d’hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais… »

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Ta façon d’être au monde ; Camille Anseaume.

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Auteur : Camille Anseaume
Editions : Kero
Nombre de pages : 226 pages
Prix : 17,90€ euros
Date de parution : 18 mai 2014
Genre : Contemporain
Ma note : ★★★★★ (20/20)

test3 résumé

« C’est l’heure du départ, la fin de l’été. Il faut rentrer. Dans la chambre, je reste transie, incapable de bouger. C’est l’angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n’ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu’on y voit la mer, il est temps de m’y arracher. Le séjour est passé sans moi. J’étais là, et je ne le savais pas. J’en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits. Tu connais ce rêve étrange que je t’ai souvent décrit. Il m’a hantée chaque nuit pendant des années. Et puis un jour je ne l’ai plus fait.

Ce jour là, j’ai compris que l’été avait duré vingt-six ans. »

Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti… Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

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Wonder ; RJ Palacio.

test


Auteur : RJ Palacio
Editions : Pocket Jeunesse (Best Seller)
Nombre de pages : 504 pages
Prix : 7,90€ euros
Date de sortie : 22 mai 2014
Genre : Contemporain
Ma note : ★★★★★ (13/20)

test3 résumé

« Je m’appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.

Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège…
Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?

Ne jugez pas un livre garçon à sa couverture son apparence »

test2 avis

Encore un livre qui a fait un bruit de dingue sur la blogosphère, et pour lequel je n’ai pas tout de suite cédé. Quand bien même il passait sous mes yeux et entre mes mains à chaque fois que je faisais un tour à la librairie, je l’y laissais et je cédais pour un autre. Il me narguait, mais d’autres me tentaient plus que lui. Cependant, quand je l’ai vu dans les rayons du CDI de mon lycée, plus question de se chercher des excuses : c’était le prendre, ou honte sur moi. La documentaliste m’a lancé un « il est génial » et j’ai décidé de lui faire confiance, comme bien souvent.

Pourtant, cette fois-ci, ce ne fut pas le coup de cœur auquel je m’attendais. Je le lisais souvent quand j’avais un moment libre, mais je ne l’ai pas dévoré comme je l’espérais. Il faut dire, on m’avait tellement rabâché qu’il était génial, qu’il était touchant au possible et qu’il faisait pleurer comme peu d’autres… Que j’en attendais peut-être trop, au fond. C’est l’une des raisons pour lesquelles je n’aime pas lire un livre qui fait beaucoup de vagues au moment où l’on ne parle que de lui : je laisse passer du temps pour que ladite vague retombe, et alors je me lance. Cette fois, pas une mauvaise pioche, mais pas non plus franchement ce à quoi je m’attendais.

Ce petit roman est écrit sous plusieurs points de vue, ce qui m’a plu tout en me laissant un goût d’inachevé sur le palais, de temps à autres. Le premier personnage que l’on suit, c’est August, Auggie, le personnage principal. Ce jeune garçon qui entre pour la première fois à l’école, en classe de sixième. Il est nerveux, hésitant, peu sûr de lui ; c’est qu’il connaît ces regards qui le jugent depuis toujours parce qu’il n’a pas le même visage que tous les autres. Il y a aussi Olivia, dite Via, sa grande sœur qui, elle, entre au lycée. Elle a ses problèmes d’adolescente, des soucis avec ses amies, elle s’efface parce qu’elle sait que son frère a plus besoin d’attention qu’elle-même.

Il y a aussi Jack et Summer, qui côtoient August, ainsi que Miranda et Justin, qui fréquentent Olivia. Tous ensemble, j’ai trouvé qu’ils formaient une jolie ribambelle de personnages dont on aime à découvrir le caractère et leur point de vue sur Auggie et ce poids qu’il porte en tâchant de faire le fier malgré tout. Le style de l’auteur, je l’ai trouvé différent d’un personnage à un autre, j’ai bien apprécié ce petit détail qui fait toute la différence : aucun n’a le même caractère, le même âge, les mêmes aspirations, alors le fait qu’ils ne s’expriment pas de la même façon rajoute un peu de « réalisme » au récit.

Toujours à propos du style en fonction du narrateur, j’ai trouvé que celui d’Auggie, entre les premières pages et les dernières –en sachant que l’histoire s’étale sur une année scolaire-, s’était améliorée. Ca ne paraît pas grand chose, mais je trouve l’attention portée à ce côté-là est louable. Cependant, je me serais passée de toute la partie racontée par Justin ou, du moins, je l’aurais écrite différemment -les majuscules sont inexistantes, et je crois que d’autres choses m’ont frappée, mais le souvenir s’est un peu dissipé depuis. Aussi, je trouve qu’il n’apporte pas forcément grand chose au récit… A la place, j’aurais préféré une partie rédigée du point de vue des parents dont, finalement, on ignore tout.

J’ai tout de même ri, souvent, j’ai aussi eu la gorge qui se serre de temps à autres. Ce roman ne m’a pas fait l’effet que j’espérais, et pourtant tout ce qui se rapporte au harcèlement scolaire me touche, le plus souvent. Mais, pour le coup, ça n’était pas suffisant, trop de choses peu exploitées, bien tentées mais jamais portées jusqu’au bout à mes yeux, des choses qui manquent ou qui sont de trop. Wonder ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable… Pour dire, je ne me souvenais plus de la fin qui, maintenant qu’elle se rappelle à moi, me paraît toujours bien trop « hollywoodienne« . Vraiment, cette clôture a tout d’une pure fin stéréotypée de film américain.

Mais, soit ! Il reste un livre que je recommande de lire, ne serait-ce que pour que chacun se fasse son propre avis sur la chose !

Les +
– plusieurs points de vue bien menés
– un sujet rarement abordée dans les romans
– des personnages au demeurant attachants

Les –
– pas de point de vue des parents, pourtant grandement concernés
– un point de vue dont on se serait passé d’un point de vue de grammaire
– une fin trop « hollywoodienne »

test4 extrait

« Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain.
Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai une Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans.
N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. 
»

livraddict

Je t’ai rêvé ; Francesca Zappia.

test


Auteur : Francesca Zappia
Editions : Robert Lafont (collection R)
Nombre de pages : 442 pages
Prix : 18,50 euros
Date de sortie : 12 novembre 2015
Genre : Jeunesse
Ma note : ★★★★★ (17/20)

test3 résumé

La folie est son quotidien, rien ne la préparait à être « normale ».
– On joue au jeu des vingt questions ?
– OK , mais c’est moi qui les pose cette fois.
– Ça marche.
– Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.
Il esquisse un sourire et répond :
– Ne m’insulte pas.
– Est-ce que tu es vivant ?
– Oui.
– Tu habites ici ?
– Oui.
– Je te connais ?
– Oui.
– Est-ce que je t’ai rêvé ?

test2 avis

La première fois que j’ai entendu parler de ce roman, c’était en traînant sur Amazon. Je réfléchissais à ce que je voulais demander comme livre à Noël, j’ai été attirée par la couverture, et le résumé a achevé de me convaincre : en effet, ici, on cause schizophrénie. J’ai déjà lu un livre sur le même thème en 2014, à savoir Contrecoups de Nathan Filer, qui m’avait on ne peut plus marquée. Alors, forcément, voir que ce sujet était à nouveau traité… Lorsque j’ai vu qu’il était disponible à la chronique dans le cadre de l’Explo Book de Lecteurs.com, j’ai sauté sur l’occasion ! De ce fait, je remercie chaleureusement le site sus-cité ainsi que les éditions Robert Lafont pour l’envoi de ce bouquin tant désiré !

Dés les premières pages, on se retrouve embarqué dans le fil d’un récit étrange. Un style narratif simple, à la première personne ; une jeune fille prénommée Alexandra, toute enfant lors du prologue. C’est une gamine fascinée par les homards rougeoyants qui s’entassent dans l’aquarium de son super marché, et qui demande à un garçon de son âge qu’elle appelle « Yeux-Bleus » de l’aider à les libérer. Seulement, sa mère n’est pas de cet avis, alors elle éloigne sa fille de l’aquarium, sans qu’elle n’ait pu demander son prénom à son ami de quelques minutes. Ce souvenir, dont on lui a dit qu’il n’était qu’hallucination, il va la hanter des années encore, jusqu’à son entrée dans un nouveau lycée, puisqu’elle a été virée du précédent… La schizophrénie lui ayant porté préjudice.

De là, l’histoire commence véritablement : Alex peut respirer, un peu mieux que lorsqu’elle suivait le cursus de son ancien établissement. Là-bas, tout le monde avait fini par apprendre sa pathologie, qu’elle s’évertuait pourtant à cacher du mieux qu’elle le pouvait, afin d’éviter les regards de travers et la solitude. Car c’est bien connu, les jeunes sont cruels, et ont peur de ce qui s’avère différent d’eux-mêmes. Mais ici, dans son nouvel environnement, c’est une reprise à zéro qu’elle peut se permettre : se faire des amis, sortir, profiter de la vie comme l’adolescente « normale » qu’elle voudrait être. Tomber amoureuse, aussi… C’est ce pour quoi elle se bat, ce pour quoi elle combat sa maladie, jour après jour. Elle savoure ses réussites, encaisse ses échecs, essaie d’oublier ce qui dort en elle et la hante au quotidien.

Parce que son quotidien, il est compliqué ; son quotidien, c’est ne pas savoir différencier réalité et hallucinations, tant certaines paraissent réelles et ancrées dans le vrai. Comme le récit est à la première personne, on est plongé dans les pensées d’Alex, dans ce qu’elle voit, dans ce qu’elle entend. Nous aussi, on est pris au piège de ses rêves éveillés, et l’on ne sait pas toujours ce que l’on doit croire ou ne pas croire. Plusieurs fois, je suis complètement tombée dans le panneau, je suis tombée de haut, aussi… Et c’est ce que j’ai aimé : cette immersion totale, grâce à la plume on ne peut plus fluide de Francesca Zappia, et son histoire envoûtante qui m’a tenue éveillée jusqu’à six heures du matin la nuit du Nouvel An, parce que je refusais de fermer le livre sans l’avoir terminé…

Il y a bien toute une facette du roman qui m’a dérangée, qui m’a parue trop invraisemblable, trop « too much » et pas suffisamment crédible. Il s’agit de toute la partie qui dérive en quelques sortes sur une enquête, à propos de tel personnage du lycée, et puis un autre et puis sa mère, les recherches qui vont s’en suivre sur eux, l’infiltration dans la maison du premier, tout ça. J’ai trouvé que, pour des adolescents, c’était un peu trop. Surtout que l’on n’est absolument pas dans un bouquin d’espionnage ou de quoique ce soit dans ce genre-là. Alors… Oui, dommage, vraiment.

Cependant, ça ne retire rien au fait que j’ai adoré toute la psychologie des personnages, les pathologies que j’ai découvertes, je pense notamment à l’alexithymie -ceux qui ont lu comprendront, héhé- que j’ai trouvé touchante et fascinante -il faut dire, moi et les troubles psychologiques quels qu’ils soient me passionnent. J’ai aimé la romance qui se profile, j’ai aimé que bien des passages du récit témoignent tout de même d’une certaine réalité. Et j’ai aimé que ladite romance soit originale, pas banale, et commence de façon tout à fait inattendue voire carrément hilarante au vu des sales coups qui sont faits, pour dériver lentement mais sûrement vers quelque chose de différent… de plaisant et qui fait un peu rêver, quand même. Il faut le dire, j’adore le personnage de Miles, que l’on découvre très très tôt, ainsi que toute la clique d’amis d’Alex. Ils sont géniaux, particuliers chacun à leur façon. Je n’ai jamais pu m’empêcher de sourire à leur petit jeu répétitif, celui des vingt questions, que j’affectionne moi-même particulièrement dans la vraie vie.

Parfois, j’ai pleuré, souvent, j’ai ri, quoiqu’il en soit j’étais tenue en haleine et, une fois venue la fin, j’étais… perturbée. Incapable de savoir ce qui était vrai ou ne l’était pas, dans ce récit. Certaines choses sont clairement dites comme fausses ou réelles, mais d’autres… J’avoue que le doute demeure, la fin est on ne peut plus ouverte et ça peut être tout aussi convenant que frustrant. En tout cas, je pense bien me le relire un jour, en sachant désormais ce qui est vrai et ne l’est pas pour, peut-être, voir les indices qui auraient pu me mettre sur la voie…

Les +
– le réalisme de la schizophrénie
– les personnages, originaux, attachants, touchants
– l’immersion totale dans le récit qui nous permet d’être bernés nous aussi
– les révélations choc sont bien menées, bien ficelées, pourtant inattendues

Les –
– tout le côté « enquête policière » menée par les adolescents, trop peu crédible

test4 extrait

« Einstein a dit « La folie c’est de toujours faire la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Je continuais à prendre des photos en espérant que je repérerais les hallucinations rien qu’en les regardant. Je me livrais à mes contrôles de périmètre en espérant finir par pouvoir me balader sans éprouver de bouffée de paranoïa. Chaque jour, j’espérais que quelqu’un me dirait que je sentais le citron. D’après la définition d’Einstein, j’étais folle. »

livraddict

La Passe Miroir, T1 : Les fiancés de l’hiver ; Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos
Editions : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 518 pages.
Prix : 21 euros.
Date de sortie : 6 juin 2013
Genre : Jeunesse, Fantasy
Ma note : ★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

test2 avis

La première fois que j’ai entendu parler de La Passe-Miroir, c’était via la chaîne booktube de Margaud Liseuse. Quand bien même elle en faisait une énorme éloge, il ne m’attirait pas plus que ça… Je trouvais certes la couverture sublime, le synopsis pas trop mal, mais j’étais d’avis que ce n’était pas pour moi. Vous savez, la fantasy, ce n’est pas trop ma copine, moi qui suis plutôt portée contemporain, tranche de vie, dystopie. Et puis, il a fallu qu’une amie, appelons-la M. (bah tiens, Margaud, M., ceci est un signe), me parle à nouveau de ce bouquin dés qu’elle en avait l’occasion, en m’incitant à le lire et à le mettre en tête de wishlist… pour que je craque. Bon, il faut dire que le fait d’avoir lu les trois premiers chapitres offerts par la maison d’édition m’a aussi convaincue du fait que je voulais la suite… Mais bref. Dés que j’en ai eu l’occasion, j’ai traîné à la librairie, et je l’ai acheté. Craquage impulsif d’anniversaire. Autant vous dire qu’il n’a pas fait long feu entre mes mains

A vrai dire, il peut être difficile de se positionner d’un point de vue temporel, dans le récit. Il y a ce petit côté steampunk, un peu ancien, un peu vieillot, comme si on était revenus à des valeurs anciennes sans toute la technologie dont on dispose aujourd’hui. Jamais, dans le récit, on ne parle de télévision, d’ordinateur, de téléphone portable, de 4G ou de Bluetooth. Par contre, on parle bel et bien d’un « Ancien Monde« , qui paraît être le nôtre. Alors, on suppose, on devine que tout ceci se passe dans un futur, plus ou moins lointain, mais surtout très différent. N’oublions pas qu’il s’agit de fantasy. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas compliqué de se représenter l’univers dans lequel nous évoluons, Christelle Dabos a une plume fluide et légère, elle sait mettre en place les décors sans souci d’aucune sorte.

Et, surtout, elle sait dépeindre des personnages principaux qui ne ressemblent pas à d’autres, qui ont leur propre personnalité, loin de tous les clichés habituels ; des personnages qui ont plus l’air d’anti-héros qu’autre chose. C’est le cas d’Ophélie, l’héroïne autour de laquelle toute l’histoire tourne. Elle n’est pas forcément la plus jolie, ni la plus extravertie, elle est maladroite et tout ce qu’elle touche paraît s’écrouler, et pourtant on ne peut s’empêcher de s’attacher à elle et à sa petite frimousse à lunettes. Ce qui la rend plus atypique encore, ce sont ses deux dons : elle lit le passé des objets qu’elle touche, et elle traverse les miroirs. C’est finalement tout ce qui causera des soucis à la belle, et tout ce autour de quoi tournera l’intrigue du bouquin.

Et puis Thorn… Thorn, ce type antipathique bien loin du prince charmant ou du bad boy habituel par excellence. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec lui, pendant à peu près les trois quarts du roman. Jusqu’à ce que l’on commence à comprendre vraiment ce qu’il veut, pourquoi il agit ainsi, ce qu’il se passe autour de lui…. Quoique je me suis surprise à douter de nouveau de lui en fermant le livre. Un peu frustrant, peut-être, mais d’autant plus engageant pour la suite. De même que le personnage de Bérénilde, qui m’a tantôt amusée, tantôt touchée, souvent agacée. Et puis Roseline, qui me plaît de plus en plus et apporte un peu de ce piquant dont on pourrait manquer. Aussi, surtout, Archibald, le grand, le mystérieux Archibald, ses secrets et ses grands airs doucereux. Tout, en lui, à commencer par son humour et son franc-parler, me plaît, me fait rire, m’intrigue avant tout.

J’ai pris grandement plaisir à découvrir la plume de cette auteure française, qui sait nous entraîner dés la première ligne pour ne plus nous lâcher jusqu’à la dernière. Elle est capable de nous emporter loin de notre réalité, ce qui ne peut pas faire de mal à l’heure actuelle. Je n’ai remarqué que quelques répétitions un tout petit peu lourdes, à deux ou trois passages du bouquin, mais autant dire que sur un total de 500 pages, ce n’est pas bien grave, ni très perturbant.

Les fiancés de l’hiver a remporté le premier prix du concours Premier Roman Jeunesse, et il y a de quoi ! Ce n’est pas un coup de cœur, même s’il le frôle de bien près. J’en attends énormément du tome 2 à vrai dire, et il attend d’ors-et-déjà dans ma PAL

Les +
– Des personnages atypiques, réalistes, impliqués
– Une intrigue complexe, recherchée, qui donne envie d’en savoir plus
– Un univers sublime et un peu déluré avec ses objets animés
– L’évolution des personnages entre le début et la fin du tome
– Les dernières pages, qui ouvrent vraiment l’appétit sur la suite.

Les –
– Pas véritablement de sublimes phrases à récupérer dans mon petit carnet, enfin trop peu à mon goût
– Ni véritablement de cliffhanger, mais ça ne prive pas d’une envie de lire le tome suivant.

test4 extrait

« Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l’impression d’aller au-devant d’un précipice, de ne plus s’appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l’avenir, c’était l’inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l’était, comme un patient à qui l’on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n’était pas résignée. »

livraddict

Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe ; Benjamin Alire Saenz

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Auteur : Benjamin Alire Saenz
Titre français : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Editions originales : Simon & Schuster
Nombre de pages : 359 pages.
Prix : 9.09€ (VO, format paperback)
Date de sortie VO : 21 février 2012
Sorti en VF ? : Oui, le 18 juin 2015
Genre : Jeunesse, Contemporain
Ma note★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When they meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the two loners start spending time together, they discover that they share a special kind of friendship–the kind of friendship that changes lives and lasts a lifetime. And it is through their friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves–and about the kind of people they want to be.

test2 avis

J’écris cet avis très, très longtemps après avoir terminé cette troisième lecture VO. A ma on ne peut plus grande surprise, j’ai lu ce bouquin terriblement vite, pour de l’anglais, une semaine même pas, il me semble. Il faut dire, j’avais sans cesse le nez fourré dans ce bouquin : dans mon lit le soir, le matin avant d’aller en cours, dans les transports, pendant les inter-classe… Bref, j’ai développé une addiction sans précédent pour ce livre, et il y a de quoi, je vous assure !

Ce livre, vous en avez déjà sans nul doute entendu parler. Il a fait énormément de bruit sur la blogosphère, ce que ce soit sur la toile français, ou même britannique, américaine, ce que vous voulez. Parce que ce bouquin, c’est une petite perle rare, un coup de poing, un hymne à l’amour, au bonheur et aux mots, un hymne à la vie dans son ensemble, avec ce qui la rend plus ou moins belle au quotidien. Il y a des secrets, des colères, des mots durs, des mots doux, des rires, et puis ce petit quelque chose sucré-salé que l’on retient tous de notre adolescence, je pense.

Aristote, on l’appelle Ari ; il a 15 ans, et il est déjà totalement dépassé par ce qui l’entoure : son frère en prison, son père qui paraît sans cesse ailleurs, quelque part dans ce qu’il lui reste de l’horreur de la guerre qu’il a connu. J’avoue m’être souvent retrouvée en lui, en cet adolescent, perdu, en colère, qui cherche désespérément sa place dans un monde plein de secrets qui refuse de répondre à ses questions. On a envie de le prendre dans nos bras, de le secouer parfois, aussi. Il est touchant, parfois agaçant aussi, avec ses décisions, ses paroles, mais on comprend, on comprend pourquoi est-ce qu’il agit de la sorte, et ça fait écho, et puis ça pique un peu quand même.

Dante, de son côté, c’est le garçon sûr de lui, qui sait ce qu’il veut, qui rit souvent, qui prend la vie comme elle vient. Il a l’esprit ouvert, il rêve beaucoup, il ne comprend pas toujours Ari, mais il n’abandonne jamais. Il a une façon de voir le monde qui arrache forcément des sourires, qui nous fait rêvasser un peu, aussi. Il est assez mâture pour son âge, même s’il reste encore un gamin, il n’en est pas moins un bol d’air frais, quelque part, et c’est très agréable de découvrir ce personnage au travers des yeux d’Ari !

J’ai adoré voir leur relation évoluer. Elle est complexe, pas bateau, bien menée, touchante, forte, on la vit à fond avec les deux protagonistes. On a le cœur qui se serre, les yeux qui piquent un peu des fois, le sourire qui vient aux lèvres… J’ai énormément ri aussi à certains dialogues entre Ari et sa mère. Je me suis souvent faite la réflexion que ce duo était génial, cette maman est pleine de tendresse et de répartie, il y a quelques piques doucereuses qui s’échangent, et l’on ne peut s’empêcher de s’en amuser.

Je crois que si j’ai lu ce livre aussi vite, c’est que les chapitres sont très courts, très aérés ; ils font entre une page et moins de dix en règle générale. J’en terminais un, je regardais la taille du suivant, je voyais « Oh, juste trois pages ? Allez, lisons… » et je recommençais de la sorte pendant quatre ou cinq chapitres encore. Il m’a privée de sommeil, mais ça en valait la peine. Et, pour dire, lorsque j’ai eu terminé, j’ai lu et relu et re-relu la dernière phrase, j’ai fermé le bouquin, et puis j’ai versé une petite larme, tellement c’est beau, tellement c’est waouh.

C’est un livre à lire, pour tous ceux qui aiment les romans contemporains, les histoires tranches de vie, les récits simples mais puissants, les livres que l’on lit à vitesse grand V, les personnages on ne peut plus réalistes et les relations qui s’installent tout doucement, évoluent, se dévoilent au fil des pages pour exploser finalement en un sublime feu d’artifice qui éclate là, juste dans un coin de notre estomac… Vraiment. Lisez-le, je crois que l’on n’en ressort changé, à la fin. Pour tout avouer, je pense pouvoir dire qu’en refermant ce bouquin, nous aussi, on connaît les secrets de l’univers

Les + 
– Une histoire touchante, sincère, réaliste
– Portée par des personnages tout aussi touchants
– Une relation douce-amère qui s’installe progressivement
– Des phrases magnifiques, des citations à retenir
– L’évolution des personnages
– Les chapitres courts, qui permettent de lire d’une traite

Les –
– Il n’y en a pas vraiment, encore une fois… Juste, peut-être, j’aurais aimé que le dénouement se passe un peu plus tôt, et qu’une suite soit développée pendant quelques chapitres, juste pour savoir où mène la relation en place à ce moment-là. Mais cette fin-là n’en reste pas moins superbe.

coup de coeur

test4 extrait

« Summer was here again. Summer, summer, summer. I loved and hated summers. Summers had a logic all their own and they always brought something out in me. Summer was supposed to be about freedom and youth and no school and possibilities and adventure and exploration. Summer was a book of hope. That’s why I loved and hated summers. Because they made me want to believe. »

livraddict