Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe ; Benjamin Alire Saenz

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Auteur : Benjamin Alire Saenz
Titre français : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers
Editions originales : Simon & Schuster
Nombre de pages : 359 pages.
Prix : 9.09€ (VO, format paperback)
Date de sortie VO : 21 février 2012
Sorti en VF ? : Oui, le 18 juin 2015
Genre : Jeunesse, Contemporain
Ma note★★★★★ (20/20)

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Aristotle is an angry teen with a brother in prison. Dante is a know-it-all who has an unusual way of looking at the world. When they meet at the swimming pool, they seem to have nothing in common. But as the two loners start spending time together, they discover that they share a special kind of friendship–the kind of friendship that changes lives and lasts a lifetime. And it is through their friendship that Ari and Dante will learn the most important truths about themselves–and about the kind of people they want to be.

test2 avis

J’écris cet avis très, très longtemps après avoir terminé cette troisième lecture VO. A ma on ne peut plus grande surprise, j’ai lu ce bouquin terriblement vite, pour de l’anglais, une semaine même pas, il me semble. Il faut dire, j’avais sans cesse le nez fourré dans ce bouquin : dans mon lit le soir, le matin avant d’aller en cours, dans les transports, pendant les inter-classe… Bref, j’ai développé une addiction sans précédent pour ce livre, et il y a de quoi, je vous assure !

Ce livre, vous en avez déjà sans nul doute entendu parler. Il a fait énormément de bruit sur la blogosphère, ce que ce soit sur la toile français, ou même britannique, américaine, ce que vous voulez. Parce que ce bouquin, c’est une petite perle rare, un coup de poing, un hymne à l’amour, au bonheur et aux mots, un hymne à la vie dans son ensemble, avec ce qui la rend plus ou moins belle au quotidien. Il y a des secrets, des colères, des mots durs, des mots doux, des rires, et puis ce petit quelque chose sucré-salé que l’on retient tous de notre adolescence, je pense.

Aristote, on l’appelle Ari ; il a 15 ans, et il est déjà totalement dépassé par ce qui l’entoure : son frère en prison, son père qui paraît sans cesse ailleurs, quelque part dans ce qu’il lui reste de l’horreur de la guerre qu’il a connu. J’avoue m’être souvent retrouvée en lui, en cet adolescent, perdu, en colère, qui cherche désespérément sa place dans un monde plein de secrets qui refuse de répondre à ses questions. On a envie de le prendre dans nos bras, de le secouer parfois, aussi. Il est touchant, parfois agaçant aussi, avec ses décisions, ses paroles, mais on comprend, on comprend pourquoi est-ce qu’il agit de la sorte, et ça fait écho, et puis ça pique un peu quand même.

Dante, de son côté, c’est le garçon sûr de lui, qui sait ce qu’il veut, qui rit souvent, qui prend la vie comme elle vient. Il a l’esprit ouvert, il rêve beaucoup, il ne comprend pas toujours Ari, mais il n’abandonne jamais. Il a une façon de voir le monde qui arrache forcément des sourires, qui nous fait rêvasser un peu, aussi. Il est assez mâture pour son âge, même s’il reste encore un gamin, il n’en est pas moins un bol d’air frais, quelque part, et c’est très agréable de découvrir ce personnage au travers des yeux d’Ari !

J’ai adoré voir leur relation évoluer. Elle est complexe, pas bateau, bien menée, touchante, forte, on la vit à fond avec les deux protagonistes. On a le cœur qui se serre, les yeux qui piquent un peu des fois, le sourire qui vient aux lèvres… J’ai énormément ri aussi à certains dialogues entre Ari et sa mère. Je me suis souvent faite la réflexion que ce duo était génial, cette maman est pleine de tendresse et de répartie, il y a quelques piques doucereuses qui s’échangent, et l’on ne peut s’empêcher de s’en amuser.

Je crois que si j’ai lu ce livre aussi vite, c’est que les chapitres sont très courts, très aérés ; ils font entre une page et moins de dix en règle générale. J’en terminais un, je regardais la taille du suivant, je voyais « Oh, juste trois pages ? Allez, lisons… » et je recommençais de la sorte pendant quatre ou cinq chapitres encore. Il m’a privée de sommeil, mais ça en valait la peine. Et, pour dire, lorsque j’ai eu terminé, j’ai lu et relu et re-relu la dernière phrase, j’ai fermé le bouquin, et puis j’ai versé une petite larme, tellement c’est beau, tellement c’est waouh.

C’est un livre à lire, pour tous ceux qui aiment les romans contemporains, les histoires tranches de vie, les récits simples mais puissants, les livres que l’on lit à vitesse grand V, les personnages on ne peut plus réalistes et les relations qui s’installent tout doucement, évoluent, se dévoilent au fil des pages pour exploser finalement en un sublime feu d’artifice qui éclate là, juste dans un coin de notre estomac… Vraiment. Lisez-le, je crois que l’on n’en ressort changé, à la fin. Pour tout avouer, je pense pouvoir dire qu’en refermant ce bouquin, nous aussi, on connaît les secrets de l’univers

Les + 
– Une histoire touchante, sincère, réaliste
– Portée par des personnages tout aussi touchants
– Une relation douce-amère qui s’installe progressivement
– Des phrases magnifiques, des citations à retenir
– L’évolution des personnages
– Les chapitres courts, qui permettent de lire d’une traite

Les –
– Il n’y en a pas vraiment, encore une fois… Juste, peut-être, j’aurais aimé que le dénouement se passe un peu plus tôt, et qu’une suite soit développée pendant quelques chapitres, juste pour savoir où mène la relation en place à ce moment-là. Mais cette fin-là n’en reste pas moins superbe.

coup de coeur

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« Summer was here again. Summer, summer, summer. I loved and hated summers. Summers had a logic all their own and they always brought something out in me. Summer was supposed to be about freedom and youth and no school and possibilities and adventure and exploration. Summer was a book of hope. That’s why I loved and hated summers. Because they made me want to believe. »

livraddict

Le faire ou mourir, de Claire-Lise Marguier.

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Le faire ou mourir
Auteur : Claire-Lise Marguier
Editions : Rouergue
Nombre de pages : 103
Prix : 9.70€
Date de sortie : 11 septembre 2011
Genre : Jeunesse
Ma note★★★★★

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Vus de l’extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings… Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise. Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire.
C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur…

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C’est une terrible claque que l’on se prend là ! C’est un style d’écriture que l’on voit peu, que je n’avais même jamais vu ailleurs, mais qui ne m’a pas dérangée, bien au contraire. J’ai tout de suite était happée par l’histoire, celle d’un adolescent mal dans sa peau qui se mutile pour faire sortir ce trop plein de sang, trop plein d’émotions, qui bouillonne en lui. Damien est ce garçon trop sensible, trop pleurnichard, à qui personne n’accorde de l’intérêt, pas même sa propre famille qui n’a d’yeux que pour la grande sœur à qui tout réussi. Lorsqu’il entre au lycée, rien ne change, mis à part qu’il rencontre Samuel, un emo (du moins, ayant moi-même des tendances emo et au vu de la couverture, je l’interprète ainsi, même si on dit à plusieurs reprises qu’ils sont gothiques) et son groupe qui accueillent Damien, dit Dam, à bras ouverts.

Commence alors une romance douce amère entre Sam et Dam, alors que peu à peu ce dernier change de look. Son père s’en rend compte, et là tout vire au cauchemar : c’est la descente aux Enfers d’un adolescent homosexuel qui voudrait juste un peu d’attention et qu’on lui accorde le droit d’aimer.

J’ai énormément pleuré à la fin. Enfin, à la première fin. Car oui, il y en a deux. La première, qui suit le récit directement, et l’autre, qui reprend l’histoire un peu plus tôt, et qui offre une finalité en tout point différente à la première.

C’est un livre que je recommande à tous, il se lit vite et facilement malgré la particularité de l’écriture et de la mise en page (pas de chapitres, et pas de dialogues à proprement parler, ils sont directement intégrés à la narration, ça offre plus de fluidité à mes yeux, ça « claque », et ça a son petit effet sur nous. Bref, vraiment, lisez-le. Gros coup de cœur.

coup de coeur
test4 extrait« Y aura pas de demain, j’ai pensé, pourtant Damien quand tu mélanges les lettres ça fait demain. Mais comme on a coupé ça fait Dam, et Dam ça veut plus rien dire. »