Le Ciel est partout ; Jandy Nelson

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Jandy Nelson et je suis sorti en mai 2010 aux Editions Gallimard, collection Scripto. Je suis un petit bouquin de 331 pages, et je me lis assez vite ! Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans jeunesse, peut-être bien du côté des romances. Mais ne t’en fais pas, ne prends pas peur, je ne suis pas du genre très niais…
Synopsis ;
Un amour brûlant.
Une perte dévastatrice, Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa sœur, sa meilleure amie, vient de mourir, comment continuer ?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi ?
De désirer Toby ? D’être heureuse, sans Bailey ?
Et comment ose-t-elle rire encore ?
Parfois, il faut tout perdre pour se trouver…

Un hymne à l’amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l’écriture !

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Pardon ; Erika Boyer

Fiche d’identité ;

J’ai été écrit par Erika Boyer et je suis de ces bouquins auto-édités. Je suis sorti le 8 novembre 2016, et je suis tout juste 208 pages à faire tourner. Si je t’intéresse, tu me trouveras au rayon des romans contemporains, sur l’étagère de la romance.
Synopsis ;
Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?

Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa soeur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

« Je ne veux pas tourner la page. J’aime ce livre dont nous sommes les héros. »

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Tes mots sur mes lèvres, Katja Millay

testCouverture Tes mots sur mes lèvres
Auteur
: Katja Millay
Titre original : The Sea of Tranquility
Editions : Fleuve, collection Territoires.
Nombre de pages : 500 pages.
Prix : 17,50€
Date de sortie : 2 Janvier 2014
Genre : Romance, Jeunesse
Ma note : ★★★★★ (17/20)

test3 résumé

Ancienne pianiste prodige, Nastya Kashnikov désire aujourd’hui deux choses : traverser sa période de lycée sans que personne n’apprenne rien de son passé, et faire payer le garçon qui lui a tout pris – son identité, son âme, sa volonté de vivre.

L’histoire de Josh Bennett n’est un secret pour personne. Chaque être qu’il a un jour aimé lui a été pris, jusqu’à ce qu’à 17 ans, il ne lui reste personne. Désormais, il veut qu’on le laisse seul, et les gens le font car quand votre nom est synonyme de mort, tout le monde est enclin à vous laisser votre espace.

Tous… sauf Nastya, cette mystérieuse nouvelle fille à l’école qui a commencé à venir le voir et ne veut plus s’en aller, s’insinuant dans chaque aspect de sa vie. Mais plus il apprend à la connaître, plus elle devient une énigme. Alors que leur relation s’intensifie et que des questions sans réponses s’accumulent, il commence à se demander s’il apprendra un jour les secrets qu’elle cache… ou même s’il le souhaite réellement.

test2 avis

Je ne sais plus où est ce que j’ai entendu parler de ce livre pour la première fois, mais je sais que j’ai tout de suite succombé à la couverture, et à la quatrième. Noté 18.1 sur Livraddict, sur 249 votes, j’étais obligée de le commander pour Noël. O-bli-gée.

Dés les premières pages, on se retrouve emportés dans ce récit, entre deux protagonistes attachants : Nastya, qui a déménagé chez sa tante pour fuir un passé qui la hante bien trop. Elle ne parle pas, et se contente d’écrire pour les choses les plus importantes -comme donner son adresse pour qu’on la ramène chez elle. Elle a subit un traumatisme dont elle a du mal à se remettre, une haine profonde qui coule dans ses veines, un mal-être qu’elle extériorise à sa façon. Et, plus que tout, elle refuse d’être aimée, et ne comprends pas qu’on puisse l’apprécier. Et il y a Josh, qui a tout perdu, qui ne veut plus s’attacher pour ne plus avoir à craindre pour la vie de quiconque. Il est profondément blessé mais ne le montre pas, il reste seul la plupart du temps, et ça lui va très bien. Sauf que, bien évidemment, ces deux là étaient faits pour se rencontrer.

Je vous l’ai déjà dit pour Beautiful Disaster, mais j’adore les romances torturées avec des personnages qui souffrent et se font du mal. Là aussi, j’ai été servie. Je suis restée éveillée bien tard pour lire ce livre et le terminer, tellement je ne pouvais pas faire autrement. Impossible de me dire de le fermer et de le continuer le lendemain. Du coup, j’en suis très rapidement venue à bout.

J’ai adoré les personnages principaux, l’intrigue, et les personnages secondaires qui sont, pour moi, eux aussi très importants. Drew par exemple, le meilleur ami de Josh, aka le mec qui saute tout ce qui a une jupe. Au début il m’agaçait, c’était le cliché du connard un peu trop collant, mais au final il a changé, a montré une autre part de lui et je me suis mise à l’apprécier. Clay, le dessinateur discret, m’a plu lui aussi, avec son petit service qu’il rend à Nastya en maintenant chaque jour la porte du bâtiment ouverte. Et Sarah et Tierney, qui, même si elles m’énervaient à un point inimaginable, ont fini par s’attirer un tout petit peu de ma sympathie, quand même. J’aurais toutefois aimé en savoir un peu plus sur la famille de Nastya, et notamment sur Arsher, son frère, dont on parle de temps en temps, et qui apparaît à certaines reprises. On ne sait pas exactement ce qu’il pense de tout ça, et je trouve ça dommage, quand même.

Sinon, la plume de Katja Millay est vraiment très agréable à lire, il y a une certaine poésie qui ressort de ses mots. En plus, elle nous offre un bouquin en deux points de vue, partagés entre celui de Nastya et celui de Josh. Ça donne un petit plus au livre, dans le sens où on découvre la personnalité des deux personnages, on les voit se tourner autour, penser l’un à l’autre, souffrir… C’est vraiment bien pensé.

Mais, et il en fallait bien un, il y a un énorme point qui m’a dérangée : la fin. Je l’aurais voulue vraiment différente. ATTENTION GROS SPOILER J’aurais voulu qu’ils ne se revoient pas. Que la pensée de Josh qui se dit que Nastya ira de l’avant et l’oubliera soit vraie. Qu’elle ne revienne pas comme une fleur… Quitte à souffrir, autant que ce soit jusqu’à la fin, dans ce genre d’histoire. Et, quelque part, sa réaction face à son agresseur m’a dérangée, elle aussi, mais je ne sais pas comment j’aurais réagit, moi, à sa place. Alors, je ne jugerais pas là dessus. FIN SPOILER.

En résumé, c’était une lecture très agréable, que je recommande à tous ceux qui en ont marre des romances bateau que l’on voit partout, qui aime les histoires complexes où les protagonistes souffrent et se détruisent puis se reconstruisent. Vous ne serez pas déçus de cette lecture !

test4 extrait

« Il y a trop d’obligations. Les gens disent que l’amour est inconditionnel, mais c’est faux, et même si ça l’était, il n’est jamais gratuit. On attend toujours quelque chose de l’autre en retour. Ça te rend responsable du bonheur des autres, rien que parce qu’ils ne seront pas heureux ou heureuse. Tu dois être celle qu’ils pensent que tu es, ressentir ce qu’ils pensent que tu ressens, tout ça parce qu’ils t’aiment. Et quand tu es incapable de leur donner ce qu’ils veulent, ils se sentent mal,alors toi tu te sens mal, et tout le monde se sent mal. Je ne veux pas cette responsabilité. »

Beautfil Disaster, de Jamie McGuire

testCouverture Beautiful DisasterAuteur : Jamie McGuire
Editions : J’ai Lu
Nombre de pages : 441
Prix : 13€
Date de sortie : 22 Janvier 2014
Genre : Romance Contemporaine
Ma note : ★★★★★ (17/20)

test3 résumé

Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit, et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut reprendre sa vie en main. Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pour la même durée. Ce que Travis ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui. Une fois toutes les cartes abattues, seront-ils vraiment prêts à suivre les règles établies ?

test2 avis

J’entendais parler de ce livre un peu partout, et il me faisait terriblement envie. Je l’ai commandé à Noël, et quel bonheur de le retrouver au pied de mon sapin ! Ce bouquin m’a tenue éveillée jusqu’à 5 heures du matin une nuit…

On se retrouve dans la tête d’Abby, une enfant plutôt sage aux premiers abords. Elle a fuit son passé que l’on découvre vers le milieu du bouquin, mais, pour y échapper de nouveau, elle doit aussi fuir Travis. Ah, Travis… Le bad boy de service : il est tatoué, il participe à des combats clandestins qui lui rapportent des tunes, il a une moto, et, sur le campus, il s’est tapé tout ce qui porte une jupe. J’avoue, j’avoue, il m’a fait succomber !

Oui, il m’a fait succomber, malgré son côté « too much« . Mais bon, je suppose qu’il fallait ça pour faire rouler le bouquin. Par contre, à force de lire des avis de personnes qui l’ont lu en VO, je me suis habituée au « Pidge » ou « Pigeon ». Et quand j’ai vu qu’en VF, Travis appelait Abby … « Poulette », j’ai trouvé ça tellement horrible que dans ma tête ça a fait le changement. Pendant tout le bouquin, du coup, mon cerveau modifiait le « Poulette » en « Pidge ». C’était mieux, je dois dire.

Les comportements d’Abby et d’America m’agaçaient, aussi. Abby, parce qu’elle ne sait jamais ce qu’elle veut par rapport à Travis. C’est un peu suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis, mais à puissance dix mille. Et America, un coup elle dit à Abby d’aller avec Travis, et dix minutes après, elle lui demande de ne plus l’approcher et elle crache des horreurs à la gueule de Trav. Et la fin m’a parue un peu… bâclée, ou plutôt, un peu trop rapide, trop… Si, trop bâclée, en fait. Je n’ai pas aimé du tout… Un peu comme si l’auteur avait fait ça, parce qu’il fallait une fin, n’importe la quelle. Ma foi…

Sinon, ça a vraiment été une lecture très agréable. Une plume légère et fluide, une romance plutôt complexe, qui met du temps à s’installer. Je suis une grande fan des romances dans lesquelles les personnages souffrent et se font du mal… Et là, j’étais servie ! Travis est attachant, le petit ami d’America aussi je l’aimais bien. Puis l’intrigue est quand même bien ficelée. Too much, mais bien ficelée. Puis… y’a la mafia, quoi.

Je pense que s’il n’y avait pas eu cette fin gênante, je n’aurais sûrement pas relevé autant de défauts, mais bon. Si ça peut vous rassurer, je compte acheter le tome 2, qui n’en est pas vraiment un puisqu’il s’agit de la même histoire du point de vue de Travis. Ce qui m’intéresse assez…

test4 extrait

« Le jour où nous nous étions rencontrés, quelque chose avait changé en chacun de nous. Ce quelque chose, sans que l’on sache ce que c’était, nous avais rendu dépendant l’un de l’autre. Pour des raisons que j’ignorais, j’étais son exception, et j’avais beau lutter contre mes sentiments, il était la mienne. »

Tant que nous sommes vivants, d’Anne-Laure Bondoux.

test tant que nous sommes vivants

Auteur : Anne-Laure Bondoux
Edition : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 297
Prix : 15.00€
Date de sortie : 25 septembre 2014
Genre : Jeunesse, Romance
Ma note : ★★★★★ (20/20)

test3 résumé

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périplue à travers des territoires inconnus… Mais quand l’ombre a pris la place de la lumière, l’amour suffit-il à nous garder vivants ?

test2 avis

Par où commencer ? Déjà, ce livre, je n’aurais pas du l’avoir. Lorsque je suis allée à la librairie, j’étais partie dans l’optique de n’acheter que La véritable histoire de Noël. Mais, lorsque j’ai vu ce livre, tout en haut sur l’étagère, je n’ai pas résisté : il m’appelait. Le résumé ne m’intéressait pourtant pas tant que ça, mais il me le fallait. Au final, je suis passée en caisse avec ce bouquin, et j’ai commencé ma lecture en début de semaine à peu près, profitant de chaque heure d’étude dont je disposais pour me plonger dans cette histoire.

Et quelle histoire ! Dés les premières lignes, j’ai été totalement happée. La narration à la première personne du pluriel m’a un peu perturbée au début, d’autant qu’elle était utilisée d’un point de vue omniscient qui pouvait paraître un peu étrange, mais ce n’était pas si dérangeant que je l’aurais pensé, bien au contraire. Le narrateur n’a pas de nom précis, il s’agit simplement d’un homme comme un autre dans la foule, mais parfois, il en savait un peu trop pour ce « nous ». Il faut avoir que le livre est divisé en quatre parties, et pour les trois suivantes, c’est un tout autre narrateur auquel nous avons affaire et qui raconte cette fois à la première personne du singulier, mais je n’en dirais pas plus !

On suppose que l’histoire se déroule dans le passé, puisque les hommes vont encore à la forge, on vit de son propre pain, et tout laisse penser qu’il s’agit d’un siècle révolu, bien qu’on ne parvient jamais à savoir quand précisément. On découvre une douce romance entre Bo et Hama, sur un fond de rivalités, d’amitiés, de trahisons. Le tout dans un mélange bien pensé de fantastique et de réalisme.

Un détail qui m’a charmée, aussi : les titres sont toujours formés sur une confrontation de deux opposés (le possible et l’impossible, le passé et l’avenir, le bruit et le silence…) qui sont porteurs d’une véritable signification qu’on comprend au fil de l’histoire, donc je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-mêmes !

Les personnages ont une profondeur qui les a rendus réels à mes yeux ; ils étaient à l’image de la couverture du bouquin : un mélange de noir et de blanc qui les rendait à la fois coupables et innocents ; qui les rendait humains. A tel point qu’à un moment, ils m’ont agacée de part les décisions qu’ils prenaient, les réactions qu’ils avaient. J’ai eu envie de les secouer, de leur mettre des claques, c’est fou ! Et pourtant, Bo et Hama, ils sont touchants, parce que leur amour est sincère, et c’est ce qui les maintient en vie.

J’aimerais parler de la fin, mais je ne pourrais le faire que vaguement pour ne pas tout vous dévoiler. Disons qu’il y a une sorte de symétrie entre le début et la fin du bouquin. On part d’un point A, on arrive à un point B, et on parvient à un point C. Et puis, de ce point C, on repart vers un point B, et on retourne au point A. Des phrases et des éléments des premiers chapitres sont repris dans les derniers, et j’ai vraiment adoré ce retour aux sources, qui achève cette histoire qui n’a pas vraiment d’intrigue, mais qui est porteur d’un magnifique message qu’il est impossible d’expliquer.

Tant que nous sommes vivants est une ode à la vie, à la naissance et à la mort, à la destruction et à la reconstruction, à l’amour et à la haine, aux promesses et aux trahisons. Ce livre est porteur de l’âme humaine, et vous mettra un coup de poing dans le ventre.

coup de coeur

test4 extrait

« Quand j’étais petit, un garçon du village m’avait prêté son vélo. Je m’entraînais à en faire sans les mains. Je suis tombé pas mal de fois! Mais finalement, j’ai compris comment garder l’équilibre et j’y suis arrivé. Nous aussi, on va tomber. On aura des bosses et des bleus. Mais on trouvera le bon équilibre. Je crois qu’on peut aimer sans les mains. »